INVITATION
CONFERENCE DE PRESSE
61 BIS, IMPASSE DE LA DEMOCRATIE - 2010 TUNISIE
Le 15 juin 2010, le Parlement tunisien a voté une loi visant l’ajout d’un
paragraphe additionnel à l’article 61 bis du Code pénal, qui sanctionnerait
« tout Tunisien qui entretiendrait, sciemment, des relations avec des
parties étrangères en vue de les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux
de la Tunisie. Sont considérés comme intérêts vitaux tout ce qui relève de la
sécurité économique de l’État ». Toute personne qui établirait
intentionnellement des contacts explicites ou implicites avec des agents d’un
Etat étranger, une institution ou une organisation étrangère dans l’objectif de
les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la Tunisie est désormais
passible de 5 à 12 ans d’emprisonnement. Cette loi votée dans un délai record
(moins d’un mois après son adoption par le Conseil des ministres le 19 mai
2010) vise à criminaliser la liberté d’expression au moment où la Tunisie a
engagé des négociations avec l’Union européenne en vue d’obtenir le statut de
« pays avancé ». Autant dire que cette loi cible directement les
défenseurs des droits de l’homme dont certains sont trainés nommément dans la
boue par la presse officielle comme par celle de caniveau dans une totale
impunité.
Le CRLDHT, L’ACAT, Human Rights Watch, la LDH, RSF, le REMDH,
L’Observateur FIDH-OMCT
Organisent :
Une conférence de presse
le vendredi 2 juillet 2010 à 11h
Au siège de la Ligue des droits de l’homme
138, rue Marcadet 75018 Paris Metro Ligne 12 -
Lamarck
Avec la Participation de :
Mme Souhayr BELHASSEN, Présidente de la FIDH
Mme Helene LEGEAY, responsable programmes
Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT
Mme Soazig Dollet, responsable Maghreb/Moyen-Orient à
RSF
Mme Sihem BEN SEDRINE, Porte Parole du CNLT
M. Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH
M. Khémaies CHAMMARI, Consultant international des droits
de l’homme
M. Jean Marie Fardeau, Directeur du Bureau de Paris de
HRW
M. Kamel JENDOUBI, Président du CRLDHT et du REMDH
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