Le BLOG de la FIDH

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mercredi 10 mars 2010

Ilyas El-Maleh, fils d'Haytham El-Maleh, avocat syrien emprisonné, témoigne !

3 avocats syriens défenseurs des droits de l'Homme sont actuellement détenus.

MM. Anwar al-Bunni, Mohanad al-Hassani et Haytham el-Maleh (78 ans), trois avocats détenus, soumis à des actes de représaille en détention en raison de leur qualité de défenseur des droits de l'Homme, un a été condamné à 5 ans de prison en 2007 et les deux autres on été arretés en 2009 et sont actuellement poursuivis pour leurs activités de défense des droits de l'Homme.

Ilyas el Maleh, fils d'Haytham El-Maleh, avocat syrien emprisonné, témoigne

M. Haitham al-Maleh, avocat d'un autre avocat détenu M. Muhannad al-Hassani et ancien président de l'Organisation arabe des droits de l'Homme en Syrie (Arab Organisation for Human Rights in Syria- AOHRS) a été arrêté le 14 octobre 2009 par des agents de sûreté de l'État. Il a été enlevé et détenu incommunicado pendant plusieurs jours. Le 3 novembre, il a été informé par le juge d'instruction du tribunal militaire de Damas qu'il était poursuivi pour “diffusion de fausses nouvelles susceptibles de porter atteinte au moral de la nation”, et d'“offense au pouvoir judiciaire” aux termes des articles 286 et 378 respectivement du Code pénal. Ces accusations font suite à une interview qu'il a accordée en septembre à Baradda TV, une chaîne satellitaire basée en Europe, ainsi qu'à des articles dans lesquels il dénonçait la corruption au sein du gouvernement et les atteintes aux droits de l'Homme en Syrie. M. Haitham al-Maleh encourt trois à quinze ans d'emprisonnement. Fin 2009, il était détenu à la prison d'Adra. Son procès devrait s'ouvrir dans les jours à venir...

La première audience publique concernant M. Muhannad al-Hassani s'est déroulée aujourd'hui

lundi 22 février 2010

Algérie : les multinationales violent le droit du travail en toute impunité



Dernière info : Suite à un accord à l'amiable signé avec British Gas, Meryem Medhi a mis un terme à sa grève de la faim, le 4 mars 2010.


Meryem Medhi, cadre abusivement licenciée par la multinationale British Gas, poursuit une grève de la faim de plus de 70 jours. L’entreprise se tait, les autorités laissent faire. Mais Meryem est le symbole de la souffrance de milliers de travailleurs du Sud algérien.

Classée, comme elle s’en vante sur son site, dans le top 10 des entreprises où il fait bon travailler par le Financial Times, et dans les 100 meilleures par le Sunday Times, British Gas viole pourtant en toute impunité le droit du travail en Algérie. Licenciée sans préavis par British Gas en novembre 2009, Meryem Mehdi poursuit à Alger une grève de la faim depuis plus de 70 jours. Temps infini où l’entreprise et les pouvoirs publics algériens se murent dans le silence. Seul mouvement : depuis quelques jours, des gendarmes tentent d’extraire de force la gréviste de son refuge, la maison des syndicats d’Alger. Soutenue à chaque minute par le Comité des Femmes du SNAPAP, syndicat autonome de la fonction publique, Meryem Medhi est le symbole de la désespérance des travailleurs algériens.

Zone de non droit. Coordinatrice d’administration et des opérations de British Gas à Hassi Messaoud, cadre respectée de 42 ans, Meryem incarne les violations des droits fondamentaux au travail dont sont victimes des milliers de salariés. Région pétrolière sous haute surveillance de la wilaya de Ouargla, le poumon économique du pays est une vaste zone de non droit. « Un autre Guantanamo », estime Yacine Zaid, salarié harcelé quant à lui par le groupe de restauration collective britannique Compass pour avoir tenter de créer un syndicat autonome (http://yacine-zaid.mylivepage.com/, http://www.youtube.com/watch?v=FFX6jwCmuZs). Dans cette ville champignon où vivent « officiellement » 60.000 habitants, les entreprises sous-traitantes, notamment de sécurité, pratiquent les mêmes méthodes. Harcèlement, conditions de travail inhumaines, isolement, salaires de misère (un salarié « vendu 90.000 dinars », soit environ 900 euros par mois, est payé 15.000 dinars, le salaire minimum): les témoignages sont pléthoriques.

Autorités complices. En dépit des violations flagrantes de la loi algérienne, les autorités n’ont pris aucune mesure pour restaurer le droit du travail à Hassi Messaoud. Pour preuve, la Sonatrach, société des pétroles algériens, vient de confier la restauration de deux de ses sites au groupe Compass. La société civile algérienne s’est mobilisée pour soutenir Meryem et les travailleurs du Sud: la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme , le Collectif des familles de disparus en Algérie, Sos Disparus, le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme  et le SNAPAP.

Soutenons-les en diffusant ses informations et brisons l’omerta entretenue par les entreprises et les autorités. Le groupe de soutien Facebook de Meryem Medhi, Le groupe de soutien Facebook de Yacine Zaid.

mardi 16 février 2010

Iran - Evénement parallèle à Bruxelles, en présence de Shirin Ebadi

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La Prix Nobel de la Paix et avocate iranienne Shirin Ebadi s'est rendue à Genève vendredi 12 février à l'invitation d'Amnesty International et de la FIDH pour participer à une réunion d'information sur la situation des droits de l'Homme en Iran. Cette réunion était organisée à trois jours de l'Examen Périodique Universel (EPU) de l'Iran devant le Conseil des Droits de l'Homme.

L'EPU est un mécanisme novateur des Nations Unies permettant l'examen, entre Etats, de la situation des droits de l'Homme dans chaque pays, tous les quatre ans.

Shirin Ebadi a violemment dénoncé les violences perpétrées par les autorités envers les dizaines de milliers de manifestants pacifiques qui contestent les résultats des élections de juin dernier. Tortures, viols et assassinats sont perpétrées en toute impunité. Bien que ces crimes soient parfois documentés par vidéo, les autorités n'ont jusqu'à présent pris aucune mesure pour y mettre fin.

Face à l'inaction des autorités, Shirin Ebadi a appelé le Conseil des Droits de l'Homme à créer un mandat de Rapporteur Spécial sur la situation des droits de l'Homme en Iran, chargé de surveiller en permanence l'action des autorités et de faire suggestions afin de mettre fins aux violations.

cf. également le communiqué de presse de la FIDH suite à l'Examen Périodique Universel de l'Iran (en anglais): http://www.fidh.org/Universal-Periodic-Review-of-Iran-No-commitments

jeudi 11 février 2010

Pétition internationale : pour la liberté d’expression et la fin de la violence en Iran

Depuis la proclamation des résultats falsifiés de l’élection présidentielle du 12 juin 2009, par centaines de milliers, des manifestants défient l’ordre établi en Iran. Ils expriment leur désir ardent de citoyenneté, s’insurgent contre la fraude électorale et la suppression des libertés. Une terreur aux multiples visages se déchaîne désormais contre eux. Aux forces de sécurité antérieures – la police, les pasdarans et les bassidjis – s’ajoutent des agents en civil, munis d’armes blanches et d’armes à feu, qui s’attaquent aux rassemblements pacifiques pour tuer et blesser les manifestants. Les domiciles privés, les cités universitaires sont attaqués de jour ou de nuit. Les prisons sont le siège de tortures et de viols. Des tribunaux envoient à la mort après des jugements sommaires. L’arsenal judiciaire d’exception est perfectionné.

Cependant, malgré les milliers d’arrestations, les condamnations, les aveux médiatisés de prétendus repentis, le mouvement de contestation populaire ne cède pas à la menace. Alors même que les libertés politiques fondamentales sont inexistantes, il se déploie à chaque occasion et démontre la supériorité de sa stratégie non violente. Le gouvernement iranien, qui comptait sur son épuisement, se heurte chaque jour à de nouvelles vagues de contestation. Celles-ci amènent une radicalisation des slogans, qui visent de plus en plus clairement la structure théocratique du régime iranien.

Rien d’étonnant à ce que, dans ce contexte, une nouvelle vague de répression sanglante menace aujourd’hui la société civile iranienne. Les intellectuels et les démocrates du monde entier doivent lui opposer une réponse immédiate et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger le peuple iranien en lutte pour ses droits légitimes. La violence ne peut, en effet, se déchaîner que dans la mesure où l’opinion publique internationale demeure inerte ou indifférente.

C’est pourquoi les soussignés, affirmant leur soutien de principe à la liberté de la presse et la liberté d’expression, exigent la libération des intellectuels, journalistes et militants emprisonnés et torturés en Iran, et plus généralement l’arrêt de la répression qui prive le peuple iranien de son droit à l’autodétermination politique. Ils demandent instamment aux organismes internationaux compétents de faire valoir ces exigences en permanence auprès du gouvernement iranien.

Pour signer cet appel : azadiha@mailfr.com

Premiers signataires :

Ervand Abrahamian, University of New York - Hans Adler, Univesity of Madison - Giorgio Agamben, philosophe (Venise) - Ali Aïjjou, ingénieur-conseil (Maroc) - Hocine Aït-Ahmed, homme politique (Algérie) - Arezki Aït-Larbi, journaliste (Alger) - Kazem Alamdari, California University - Aziz Al-Azmeh, Central European University (Budapest) - Tewfik Allal, coordinateur du Manifeste des libertés (Paris) - Elisabeth Allès, CNRS - Emily Apter, New York University - Rasheed Araeen, artiste (G.-B.) - Srinivas Aravamudan, Duke University - Daryoush Ashouri, Independent Scholar - Jean-Christophe Attias, EHESS - Etienne Balibar, Université Paris-Nanterre - Ali Banuazizi, Boston College - Asef Bayat, Leiden University - Sohrab Behdad, Denison University - Bochra Bel Haj Hmida, avocate (Tunisie) - Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH – Ahmed Benchemsi, directeur de « Tel Quel » - Raja Ben Slama, psychanalyste (Le Caire) - Sana Benachour, Université de Tunis, présidente de l’ATFD - Esther Benbassa, EHESS (France) - Fethi Benslama, Université Paris-VII - Sophie Bessis, historienne (Paris) - Homi K. Bhabha, Harvard University - Jacques Bidet, Paris-Nanterre - Ulrich Bielefeld, Hamburger Institut für Sozialforschung (Allemagne) - Alain Borer, University of Southern California - Mehrzad Boroujerdi, Syracuse University - Rosi Braidotti, professeur (USA) - Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières - Wendy Brown, California University - Judith Butler, California University - Eduardo Cadava, Princeton University - Marie-Claire Caloz-Tschopp, Université de Genève - Luther P. Carpenter, College of Staten Island - Barbara Cassin, CNRS - Chahla Chafiq-Beksi, écrivain (Paris) - Dipesh Chakrabarty, University of Chicago - Gayatri Chakravorty Spivak, Columbia University - Iain Chambers, Istituto Universitario Orientale (Italie) - Khémaïs Chammari, cofondateur de la LTDH et de l’IADH (Tunisie) - Abdesselam Cheddadi, historien (Maroc) - Houchang E. Chehabi, Boston University - Khadidja Chérif, sociologue, Université de Tunis - Jean Cohen, Columbia University - Drucilla Cornell, Rutgers University - Mehdi Dadsetan, Université de Chambéry - Jean Daniel, écrivain, journaliste - Touraj Daryaee, University of California - Emilio De Ipola, Université de Buenos Aires - Hent De Vries, Johns Hopkins University - Costas Douzinas, Birkbeck Institute (G.-B.) - Waddick Doyle, American University of Paris - Jean-Pierre Dubois, président de la LDH-France - Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix - Zineb El-Rhazoui, journaliste (Casablanca) - Roberto Esposito, Université de Naples - Christopher Fynsk, University of Aberdeen - François Gèze, éditeur - Todd Gitlin, Columbia University - Stathis Gourgouris, Columbia University - Ramon Grosfoguel, University of Southern California - Ariela J. Gross, University of Southern California - Mohammed Harbi, historien - Amir Hassanpour, University of Toronto - Wolfgang Fritz Haug, Universitaet Berlin - Carlos Herrera, Université Cergy-Pontoise - Yves Hersant, EHESS - James Holston, UC Berkeley - Alfonso M. Iacono, Université de Pise - Didier Idjadi, CNAM (Paris) - Jeffrey C. Isaac, Indiana University - Engin F. Isin, Open University, London - Ramin Jahanbegloo, University of Toronto - Alan Johnson, professeur (USA) - Elif Kayi, journaliste (Allemagne) - Michael Kazin, Georgetown University - Jean Kerleroux, journaliste - Françoise Kerleroux, linguiste - Kheloudja Khalfoun, avocate (Alger) - Martti Koskenniemi, International Law - Abdellatif Laâbi, écrivain - Ernesto Laclau, University of Essex - Karim Lahidji, président de la LDDH Iran, vice-président de la FIDH - Jacques Lezra, New York University - Lydia H. Liu, Columbia University – Charles Malamoud, directeur honaoraire, EHESS - Gilles Manceron, historien - Boyan Manchev, CIP - Giacomo Marramao, philosophe (Italie) - Mehrdad Mashayekhi, Georgetown University - Abdelwahab Meddeb, écrivain, Paris-X - Abdelhamid Mehri, homme politique (Algérie) - Deborah W. Meier, editor of Dissent and The Nation - Christoph Menke, Goethe Universitaet Frankfurt am Main - Gilbert Meynier, historien - Mansoor Moaddel, Eastern Michigan University - Claudia Moatti, Université Paris-VIII - Behrooz Moazami, Loyola University - Haideh Moghissi, York University - Yashar Mohtashem, militant associatif (Paris) - Shahrzad Mojab, University of Toronto - Edgar Morin, philosophe - Jean-Luc Nancy, professeur émérite - Antonio Negri, philosophe - Gérard Noiriel, EHESS - Farhad Nomani, American University of Paris - Bertrand Ogilvie, Paris-Nanterre - Anthony Pagden, UCLA - Saeed Païvadan, Université Paris-VIII - Nasser Pakdaman, Université Denis-Diderot - Susan H. Perry, University of California-Irvine - Nasrin Rahimieh, University of California-Irvine - Saeed Rahnema, York University - Josep Ramoneda, directeur du Centre culturel contemporain de Barcelone - Jacques Rancière, philosophe - Judith Revel, Sorbonne-Panthéon - Bruce Robbins, Columbia University - Ruth Rosen, professeur émérite - Jerome Rothenberg, Harvard University - Nourrédine Saadi, écrivain - Foad Saberan, psychiatre - Hazem Saghiya, journaliste - Ranabir Samaddar, Mahanirban Calcutta - Lynne Segal, University of London - Nick Serpe, editor of "Dissent" - John B. Sharp, California University - Alice R. Sharp, California University - Shu-mei Shih, UCLA - Ebrahim K. Soltani, Syracuse University - Bahram Soltani, Paris-Sorbonne - Néguine Sonboli, militante associative (Paris) - Ann Laura Stoler, anthropologue - Benjamin Stora, historien - Pep Subirós, philosophe - Rajeswari Sunder Rajan, New York University - Kamran Talattof, University of Arizona – Khaoula Taleb-Ibrahimi, linguiste - Wassyla Tamzali, essayiste - Nadia Tazi, philosophe - Emmanuel Terray, EHESS - Soraya Tlatli, California University - Nayereh Tohidi, California University - Nadia Urbinati, Columbia University - Farzin Vahdat, Vassar College - Immanuel Wallerstein, Fernand-Braudel Center - Michael Walzer, professeur émérite - Patrick Weil, CNRS - Melissa Williams, University of Toronto - Hossein Ziai, California University - Slavoj Zizek, philosophe - Alenka Zupancic, philosophe.

Avec le soutien de la Ligue de défense des droits de l’homme en Iran (LDDHI), la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Comité indépendant iranien contre la répression des prisonniers politiques, et le Manifeste des libertés.

mercredi 3 février 2010

Affaire Hissène Habré: 10 ans d'impunité, ça suffit!

Dix ans après la première inculpation de Hissène Habré au Sénégal, la procédure est toujours au point mort.

Commentaire et analyse de Me Sidiki Kaba, Président d'honneur de la FIDH et l'un des avocats des victimes.

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"La Piscine", sinistre lieu de détention, où la police politique d'Hissène Habré pratiquait la torture de façon systématique - images tournées en décembre 2007, au cours d'une mission d'enquête de la FIDH

mardi 26 janvier 2010

Paris répond à l'appel des défenseurs des droits de l'homme russes

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Le 19 janvier 2009, Stanislas Markelov, avocat militant, défenseur des droits de l'homme et Anastassias Babouriva, journaliste russe de Novaya Gazeta étaient assassinés à Moscou.

Un an plus tard, le 19 janvier dernier, à Paris, militants associatifs, défenseurs des droits de l'Homme, syndicalistes, militants de la solidarité internationale, se rassemblaient pour protester contre les répressions, agressions et assassinats en Fédération de Russie. Cette mobilisation parisienne faisait écho à l'initiative lancée à l'appel du Comité du 19 janvier, en Russie, où les agressions envers les défenseurs des droits humains se sont multipliées au cours de l'année. Cette initiative a également été relayée dans une vingtaine de villes russes mais aussi à Athènes, Varsovie, Kiev, Cracovie, Minsk, Odessa, Riga et Helsinki.

A cette occasion, la FIDH a exprimé une fois de plus son soutien aux victimes, aux défenseurs des droits de l'Homme, et affirmé son opposition aux atteintes portées aux droits syndicaux ainsi qu'aux libertés fondamentales en Fédération de Russie. Enfin, ce rassemblement parisien a été l'occasion pour la FIDH de dénoncer la répression et la criminalisation de la société civile qui s'accroît en Fédération de Russie alors que débute en France "l'année de la Russie"...

Appel à la mobilisation du Comité

Anti-fascist demonstration in Moscow

2010.01.19. Москва. Антифашиский марш

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