Le BLOG de la FIDH

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mardi 25 mai 2010

La France escamote la justice universelle

Tribune paru dans le Monde le 26 Mai 2010 par Patrick Baudouin et Michel Tubiana

Le texte adopté par le Sénat prépare l'impunité des bourreaux de la planète

La justice internationale est une aspiration universelle. Trop longtemps, les responsables des crimes les plus massifs et les plus abominables ont joui de l'impunité, les tribunaux de leur pays ne pouvant ou ne voulant les juger. Ce constat de l'inacceptable a conduit à la création de juridictions internationales ad hoc et enfin, en 1998, de la Cour pénale internationale (CPI).

Cette Cour est entrée en fonctions le 1er juillet 2002. La France a ratifié son statut. Elle a compétence pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, les crimes de génocide. Mais son champ d'action demeure limité dans la mesure où elle ne peut évidemment juger tous les crimes concernés. C'est pourquoi le préambule du statut de la CPI rappelle qu'" il est du devoir de chaque Etat de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux ". C'est le principe dit " de compétence extraterritoriale ".

La mise en oeuvre d'une telle obligation implique pour les Etats parties à la CPI l'adoption d'une loi d'adaptation à son statut. La nécessité en est d'autant plus forte pour la France que sa législation actuelle comporte de nombreuses carences. Ainsi, par exemple, le code pénal français ne contient pas de définition du crime de guerre. De même, hormis les lois spécifiques concernant le Rwanda et l'ex-Yougoslavie, il n'existe aucune disposition de droit interne, exception faite de la torture, permettant de poursuivre des ressortissants étrangers de passage sur le territoire suspectés de crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou crimes de génocide.

La justice internationale est une aspiration universelle. Trop longtemps, les responsables des crimes les plus massifs et les plus abominables ont joui de l'impunité, les tribunaux de leur pays ne pouvant ou ne voulant les juger. Ce constat de l'inacceptable a conduit à la création de juridictions internationales ad hoc et enfin, en 1998, de la Cour pénale internationale (CPI).

Cette Cour est entrée en fonctions le 1er juillet 2002. La France a ratifié son statut. Elle a compétence pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, les crimes de génocide. Mais son champ d'action demeure limité dans la mesure où elle ne peut évidemment juger tous les crimes concernés. C'est pourquoi le préambule du statut de la CPI rappelle qu' il est du devoir de chaque Etat de soumettre à sa juridiction criminelle les responsables de crimes internationaux ". C'est le principe dit " de compétence extraterritoriale ".

La mise en oeuvre d'une telle obligation implique pour les Etats parties à la CPI l'adoption d'une loi d'adaptation à son statut. La nécessité en est d'autant plus forte pour la France que sa législation actuelle comporte de nombreuses carences. Ainsi, par exemple, le code pénal français ne contient pas de définition du crime de guerre. De même, hormis les lois spécifiques concernant le Rwanda et l'ex-Yougoslavie, il n'existe aucune disposition de droit interne, exception faite de la torture, permettant de poursuivre des ressortissants étrangers de passage sur le territoire suspectés de crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou crimes de génocide.

Or la France n'a manifesté aucun empressement à remplir ses obligations. C'est seulement en juin 2008 qu'un projet de loi a été soumis et voté au Sénat. Deux ans plus tard, le texte n'a toujours pas été inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. C'est peu dire que la justice internationale n'est pas une priorité. Mais, pire encore, le texte adopté par le Sénat et dont le contenu vient d'être entériné lors d'une réunion de la commission des lois de l'Assemblée nationale, comporte des dispositions totalement inacceptables qui conduisent à vider de toute substance le mécanisme de compétence extraterritoriale.

La première, qui à elle seule suffit à verrouiller le système, impose que les auteurs présumés de crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou crimes de génocide possèdent une " résidence habituelle " en France pour pouvoir y être poursuivis. C'est donc une exigence beaucoup plus contraignante que celle qui existe pour le crime de torture, pour lequel la Cour de cassation a jugé qu'il suffit que le suspect " se trouve " sur le territoire. Surtout, il va de soi qu'aucun bourreau ne sera suffisamment stupide pour établir une résidence habituelle en France, et se satisfera volontiers d'y passer d'agréables séjours dans les meilleurs hôtels du pays. Autant dire que la condition ainsi posée revient pratiquement à interdire toute possibilité d'action.

La seconde restriction est celle prévoyant que seul le parquet pourra être à l'initiative des procédures, à l'exclusion des victimes qui se voient privées de la faculté de déposer plainte avec constitution de partie civile. Ainsi les victimes de crimes de masse d'une gravité exceptionnelle auront moins de droits que les victimes de délits mineurs de droit commun. La motivation est à l'évidence exclusivement politique, s'agissant de conférer l'initiative des poursuites à un parquet soumis au pouvoir, et dont l'expérience démontre, sauf rares exceptions, l'extrême frilosité dans toutes les affaires susceptibles de toucher aux relations entre Etats.

Deux autres dispositions du projet de loi d'adaptation sont aussi inacceptables. L'une est relative à la double incrimination qui subordonne les poursuites en France à la condition que les faits soient punissables à la fois par le droit français et par la législation de l'Etat où ils ont été commis. Ainsi, au cas où le crime de génocide n'est pas visé par cette législation, le présumé génocidaire ne pourra être poursuivi. Une dernière disposition consiste à prévoir que les juridictions françaises ne pourront être saisies qu'après que la CPI a expressément décliné sa compétence. C'est là une inversion du principe de complémentarité, qui dénature le statut de la CPI, lequel confère aux juridictions des Etats parties la priorité et la responsabilité de poursuivre les auteurs de crimes internationaux.

Si une telle loi devait être définitivement adoptée par le Parlement, tous les bourreaux de la planète pourraient continuer à séjourner sans encombre sur le territoire français. Dans ces conditions, la création, au Tribunal de grande instance de Paris, d'un pôle des juges d'instruction spécialisés en matière de génocides et crimes contre l'humanité serait d'une particulière hypocrisie.

Que vaut alors cet engagement pris par Michèle Alliot-Marie et Bernard Kouchner, qui ont, lors de l'annonce de la création de ce pôle, souligné que " les victimes de la barbarie humaine ont le droit de voir leurs bourreaux poursuivis et condamnés ", ajoutant que " les personnes suspectes de génocides, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité doivent être jugées. Elles le seront. La France s'inscrit résolument dans la lutte contre l'impunité " ? En réalité, avec les dispositions du projet de loi, la France, loin de combattre les bourreaux, s'en fait la complice.

La justice universelle et non sélective à laquelle aspire l'humanité nécessite que les auteurs des crimes internationaux les plus graves répondent de leurs actes, y compris devant les juridictions françaises. Confier au seul pouvoir politique le soin de décider des poursuites, entraver le devoir de juger par des artifices de procédure, c'est organiser l'impunité. Le Parlement doit adopter un texte définitif qui ne soit pas un simple trompe-l'oeil, et qui permette à la France d'être non en retrait mais à la tête du long cheminement vers une justice internationale effective. Nous l'y appelons.

Patrick Baudouin Michel Tubiana

Avocat, président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme

Avocat, président d'honneur de la Ligue française des droits de l'homme

lundi 17 mai 2010

The Emerging "System" of International Criminal Justice


Hauser Center at Harvard University
NEW VIDEO ONLINE:
The Emerging "System" of
International Criminal Justice 

 

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Is there a system of international criminal justice, with the International Criminal Court now at its center? What might be its component parts, and how do these many institutions and actors best align their work? In this five-minute video, leaders from across the field discuss and debate the role of police organizations, NGOs, regional courts and the ICC within this dynamic infrastructure of actors who are working to advance complementary goals.

Featuring: Patricia O'Brian, United Nations Under-Secretary-General; Christian Wenaweser, Assembly of States Parties; Peter Slort, Amsterdam Police; Christopher Stone, Harvard Kennedy School; William Pace, Coalition for the International Criminal Court; Sergio García Ramírez, Inter-American Court of Human Rights; Patrick Robinson, International Criminal Tribunal for the former Yugoslavia; Dinah L. Shelton, Inter-American Commission on Human Rights; Erik Fribergh, European Court of Human Rights; Luis Moreno-Ocampo, International Criminal Court; Silvana Arbia, International Criminal Court.

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This mini-documentary is one of a series created by Skylight Pictures from the proceedings of the Consultative Conference on International Criminal Justice, held at UN Headquarters in New York in September 2009. Each of these videos, 5-to-7 minutes long, highlights a contemporary issue facing the system of international criminal justice.

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lundi 3 mai 2010

Peace and Justice in Colombia? The Impact of the International Criminal Court

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Peace and Justice in Colombia?
The Impact of the International Criminal Court 

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Are peace and justice being achieved together in Colombia? In this 6-minute video, Colombia's senior government officials, civil society leaders, and scholars debate that question.  Gustavo Gallón, Ivan Cepeda and Eduardo Montealegre argue over Colombia’s "Peace & Justice" law, and if it is being used as an amnesty to shield those who have committed serious crimes. General Óscar Naranjo, Colombia's National Police Director and ICC Prosecutor Luis Moreno-Ocampo consider whether the prosecutor’s preliminary examination is helping strengthen domestic justice.

Featuring: Cecile Aptel, International Center for Transitional Justice; Andrew Hudson, Human Rights First; Kenneth Roth, Human Rights Watch; General Óscar Naranjo, Colombia National Police Director; Luzolo Bambi Lessa, Democratic Republic of Congo Minister of Justice; Ivan Cepeda (voice), Victims Rights, Colombia; General Óscar Naranjo; Gustavo Gallón, Director, Colombian Commission of Jurists; Eduardo Montealegre, Law Professor Colombia; Luis Moreno-Ocampo, Prosecutor, International Criminal Court.

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lundi 26 avril 2010

The International Criminal Court Examines Situations in Afghanistan, Gaza, Georgia, and more: The Role of ICC Preliminary Examinations


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The International Criminal Court Examines Situations in Afghanistan, Gaza, Georgia, and more: The Role of ICC Preliminary Examinations

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Today the International Criminal Court is examining allegations of grave crimes in Georgia, Colombia, Afghanistan, Guinea, Cote d'Ivoire and Gaza. These “preliminary examinations” are further raising the stakes in these already high-stakes areas of conflict.  In this four-minute video, leading figures in international criminal justice discuss the role of the ICC’s newly public examinations. Ken Roth, CEO of Human Rights Watch, applauds them as a useful "prod" for domestic justice as well as a way of rebutting complaints that the ICC is too focused on Africa. ICC Prosecutor Luis Moreno-Ocampo describes his authority to conduct these inquiries and promises to provide more detailed information about the examinations going forward.

Featured in this video: Patricia O'Brian, United Nations Under-Secretary-General; Luis Moreno-Ocampo, International Criminal Court; Cecile Aptel, International Center for Transitional Justice; Kenneth Roth, Human Rights Watch; Christopher Stone, Harvard Kennedy School.

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jeudi 11 février 2010

Pétition internationale : pour la liberté d’expression et la fin de la violence en Iran

Depuis la proclamation des résultats falsifiés de l’élection présidentielle du 12 juin 2009, par centaines de milliers, des manifestants défient l’ordre établi en Iran. Ils expriment leur désir ardent de citoyenneté, s’insurgent contre la fraude électorale et la suppression des libertés. Une terreur aux multiples visages se déchaîne désormais contre eux. Aux forces de sécurité antérieures – la police, les pasdarans et les bassidjis – s’ajoutent des agents en civil, munis d’armes blanches et d’armes à feu, qui s’attaquent aux rassemblements pacifiques pour tuer et blesser les manifestants. Les domiciles privés, les cités universitaires sont attaqués de jour ou de nuit. Les prisons sont le siège de tortures et de viols. Des tribunaux envoient à la mort après des jugements sommaires. L’arsenal judiciaire d’exception est perfectionné.

Cependant, malgré les milliers d’arrestations, les condamnations, les aveux médiatisés de prétendus repentis, le mouvement de contestation populaire ne cède pas à la menace. Alors même que les libertés politiques fondamentales sont inexistantes, il se déploie à chaque occasion et démontre la supériorité de sa stratégie non violente. Le gouvernement iranien, qui comptait sur son épuisement, se heurte chaque jour à de nouvelles vagues de contestation. Celles-ci amènent une radicalisation des slogans, qui visent de plus en plus clairement la structure théocratique du régime iranien.

Rien d’étonnant à ce que, dans ce contexte, une nouvelle vague de répression sanglante menace aujourd’hui la société civile iranienne. Les intellectuels et les démocrates du monde entier doivent lui opposer une réponse immédiate et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger le peuple iranien en lutte pour ses droits légitimes. La violence ne peut, en effet, se déchaîner que dans la mesure où l’opinion publique internationale demeure inerte ou indifférente.

C’est pourquoi les soussignés, affirmant leur soutien de principe à la liberté de la presse et la liberté d’expression, exigent la libération des intellectuels, journalistes et militants emprisonnés et torturés en Iran, et plus généralement l’arrêt de la répression qui prive le peuple iranien de son droit à l’autodétermination politique. Ils demandent instamment aux organismes internationaux compétents de faire valoir ces exigences en permanence auprès du gouvernement iranien.

Pour signer cet appel : azadiha@mailfr.com

Premiers signataires :

Ervand Abrahamian, University of New York - Hans Adler, Univesity of Madison - Giorgio Agamben, philosophe (Venise) - Ali Aïjjou, ingénieur-conseil (Maroc) - Hocine Aït-Ahmed, homme politique (Algérie) - Arezki Aït-Larbi, journaliste (Alger) - Kazem Alamdari, California University - Aziz Al-Azmeh, Central European University (Budapest) - Tewfik Allal, coordinateur du Manifeste des libertés (Paris) - Elisabeth Allès, CNRS - Emily Apter, New York University - Rasheed Araeen, artiste (G.-B.) - Srinivas Aravamudan, Duke University - Daryoush Ashouri, Independent Scholar - Jean-Christophe Attias, EHESS - Etienne Balibar, Université Paris-Nanterre - Ali Banuazizi, Boston College - Asef Bayat, Leiden University - Sohrab Behdad, Denison University - Bochra Bel Haj Hmida, avocate (Tunisie) - Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH – Ahmed Benchemsi, directeur de « Tel Quel » - Raja Ben Slama, psychanalyste (Le Caire) - Sana Benachour, Université de Tunis, présidente de l’ATFD - Esther Benbassa, EHESS (France) - Fethi Benslama, Université Paris-VII - Sophie Bessis, historienne (Paris) - Homi K. Bhabha, Harvard University - Jacques Bidet, Paris-Nanterre - Ulrich Bielefeld, Hamburger Institut für Sozialforschung (Allemagne) - Alain Borer, University of Southern California - Mehrzad Boroujerdi, Syracuse University - Rosi Braidotti, professeur (USA) - Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières - Wendy Brown, California University - Judith Butler, California University - Eduardo Cadava, Princeton University - Marie-Claire Caloz-Tschopp, Université de Genève - Luther P. Carpenter, College of Staten Island - Barbara Cassin, CNRS - Chahla Chafiq-Beksi, écrivain (Paris) - Dipesh Chakrabarty, University of Chicago - Gayatri Chakravorty Spivak, Columbia University - Iain Chambers, Istituto Universitario Orientale (Italie) - Khémaïs Chammari, cofondateur de la LTDH et de l’IADH (Tunisie) - Abdesselam Cheddadi, historien (Maroc) - Houchang E. Chehabi, Boston University - Khadidja Chérif, sociologue, Université de Tunis - Jean Cohen, Columbia University - Drucilla Cornell, Rutgers University - Mehdi Dadsetan, Université de Chambéry - Jean Daniel, écrivain, journaliste - Touraj Daryaee, University of California - Emilio De Ipola, Université de Buenos Aires - Hent De Vries, Johns Hopkins University - Costas Douzinas, Birkbeck Institute (G.-B.) - Waddick Doyle, American University of Paris - Jean-Pierre Dubois, président de la LDH-France - Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix - Zineb El-Rhazoui, journaliste (Casablanca) - Roberto Esposito, Université de Naples - Christopher Fynsk, University of Aberdeen - François Gèze, éditeur - Todd Gitlin, Columbia University - Stathis Gourgouris, Columbia University - Ramon Grosfoguel, University of Southern California - Ariela J. Gross, University of Southern California - Mohammed Harbi, historien - Amir Hassanpour, University of Toronto - Wolfgang Fritz Haug, Universitaet Berlin - Carlos Herrera, Université Cergy-Pontoise - Yves Hersant, EHESS - James Holston, UC Berkeley - Alfonso M. Iacono, Université de Pise - Didier Idjadi, CNAM (Paris) - Jeffrey C. Isaac, Indiana University - Engin F. Isin, Open University, London - Ramin Jahanbegloo, University of Toronto - Alan Johnson, professeur (USA) - Elif Kayi, journaliste (Allemagne) - Michael Kazin, Georgetown University - Jean Kerleroux, journaliste - Françoise Kerleroux, linguiste - Kheloudja Khalfoun, avocate (Alger) - Martti Koskenniemi, International Law - Abdellatif Laâbi, écrivain - Ernesto Laclau, University of Essex - Karim Lahidji, président de la LDDH Iran, vice-président de la FIDH - Jacques Lezra, New York University - Lydia H. Liu, Columbia University – Charles Malamoud, directeur honaoraire, EHESS - Gilles Manceron, historien - Boyan Manchev, CIP - Giacomo Marramao, philosophe (Italie) - Mehrdad Mashayekhi, Georgetown University - Abdelwahab Meddeb, écrivain, Paris-X - Abdelhamid Mehri, homme politique (Algérie) - Deborah W. Meier, editor of Dissent and The Nation - Christoph Menke, Goethe Universitaet Frankfurt am Main - Gilbert Meynier, historien - Mansoor Moaddel, Eastern Michigan University - Claudia Moatti, Université Paris-VIII - Behrooz Moazami, Loyola University - Haideh Moghissi, York University - Yashar Mohtashem, militant associatif (Paris) - Shahrzad Mojab, University of Toronto - Edgar Morin, philosophe - Jean-Luc Nancy, professeur émérite - Antonio Negri, philosophe - Gérard Noiriel, EHESS - Farhad Nomani, American University of Paris - Bertrand Ogilvie, Paris-Nanterre - Anthony Pagden, UCLA - Saeed Païvadan, Université Paris-VIII - Nasser Pakdaman, Université Denis-Diderot - Susan H. Perry, University of California-Irvine - Nasrin Rahimieh, University of California-Irvine - Saeed Rahnema, York University - Josep Ramoneda, directeur du Centre culturel contemporain de Barcelone - Jacques Rancière, philosophe - Judith Revel, Sorbonne-Panthéon - Bruce Robbins, Columbia University - Ruth Rosen, professeur émérite - Jerome Rothenberg, Harvard University - Nourrédine Saadi, écrivain - Foad Saberan, psychiatre - Hazem Saghiya, journaliste - Ranabir Samaddar, Mahanirban Calcutta - Lynne Segal, University of London - Nick Serpe, editor of "Dissent" - John B. Sharp, California University - Alice R. Sharp, California University - Shu-mei Shih, UCLA - Ebrahim K. Soltani, Syracuse University - Bahram Soltani, Paris-Sorbonne - Néguine Sonboli, militante associative (Paris) - Ann Laura Stoler, anthropologue - Benjamin Stora, historien - Pep Subirós, philosophe - Rajeswari Sunder Rajan, New York University - Kamran Talattof, University of Arizona – Khaoula Taleb-Ibrahimi, linguiste - Wassyla Tamzali, essayiste - Nadia Tazi, philosophe - Emmanuel Terray, EHESS - Soraya Tlatli, California University - Nayereh Tohidi, California University - Nadia Urbinati, Columbia University - Farzin Vahdat, Vassar College - Immanuel Wallerstein, Fernand-Braudel Center - Michael Walzer, professeur émérite - Patrick Weil, CNRS - Melissa Williams, University of Toronto - Hossein Ziai, California University - Slavoj Zizek, philosophe - Alenka Zupancic, philosophe.

Avec le soutien de la Ligue de défense des droits de l’homme en Iran (LDDHI), la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), la Ligue des droits de l’homme (LDH), le Comité indépendant iranien contre la répression des prisonniers politiques, et le Manifeste des libertés.

mercredi 3 février 2010

Affaire Hissène Habré: 10 ans d'impunité, ça suffit!

Dix ans après la première inculpation de Hissène Habré au Sénégal, la procédure est toujours au point mort.

Commentaire et analyse de Me Sidiki Kaba, Président d'honneur de la FIDH et l'un des avocats des victimes.

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"La Piscine", sinistre lieu de détention, où la police politique d'Hissène Habré pratiquait la torture de façon systématique - images tournées en décembre 2007, au cours d'une mission d'enquête de la FIDH

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