Le BLOG de la FIDH

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Belles nouvelles

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mardi 29 janvier 2008

Discrimination homophobe : la France condamnée

Désormais en France, l'adoption ne pourra plus être refusée en raison de l'orientation sexuelle du demandeur: dans un arrêt rendu le 22 janvier 2008 par la Cour européenne des droits de l'Homme, la France est condamnée pour discrimination à la suite d'un refus d'agrément opposé à une personne célibataire homosexuelle qui souhaitait adopter un enfant.

La FIDH a contribué à cette condamnation en soumettant, avec d'autres ONG, un argumentaire retenu par la Cour.

Le respect des engagements internationaux de la France oblige maintenant les autorités françaises à tirer au plus tôt toutes les conséquences de cette condamnation pour discrimination homophobe en rétablissant l’égalité civile devant l’adoption.

En savoir + : http://www.fidh.org/spip.php?article5130

jeudi 13 décembre 2007

Vers l’abolition universelle?

15 novembre 2007 : une résolution appelant à un moratoire universel sur la peine de mort a été adopté par l’Assemblée générale de l’ONU à 99 voix contre 52. La résolution mentionne que l’application de la peine de mort constitue une « atteinte à la dignité humaine » et « engage tous les États qui maintiennent encore la peine de mort à instituer un moratoire sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort ».

La FIDH a activement contribué à l’adoption de cette résolution avec, notamment, un travail soutenu auprès des gouvernements les plus réticents et une forte mobilisation au sein de la Coalition mondiale contre la peine de mort.

Ce moratoire est un pas décisif vers l’abolition universelle de la peine de mort.

mercredi 12 décembre 2007

Fujimori : ouverture d'un procès historique contre l'ancien dictateur péruvien

Le 10 décembre 2007, journée internationale des droits de l'Homme : tandis qu'en France on accueillait, en grande pompe et avec tous les honneurs, un dictateur particulièrement odieux, de l'autre côté de l'Atlantique, un autre dictateur, lui, comparaissait devant la justice. Une bonne nouvelle pour les droits de l'Homme, en ce jour si symbolique que l'ouverture, à Lima, du procès de l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, poursuivi, entre autres, pour crimes d'homicides, graves atteintes à l'intégrité physique, séquestration aggravée, détournement de fonds...

Fujimori avait tenté durant près de sept ans d'échapper à la justice en se réfugiant d'abord au Japon puis au Chili, d'où il a été extradé le 22 septembre dernier. Le 12 décembre il a été condamné à six ans de prison (voir la vidéo) pour avoir envoyé l'un de ses collaborateurs dérober des documents chez le chef des services de renseignement. Et ce n'est qu'un début. Il répond actuellement, devant la Cour, de crimes beaucoup plus graves : les massacres de 25 personnes à Barrios Altos et à l’Université de la Cantuta en 1991 et 1992 par un escadron de la mort, le groupe Colina, dont il serait l’inspirateur</span>. Il est aussi mis en cause dans la séquestration d'un entrepreneur et d'un journaliste, opposants au régime, retenus dans les sous-sols des services secrets en 1992. Le procureur a requis 30 ans de prison contre lui.

Une bonne nouvelle car il s'agit du premier président à être jugé dans son propre pays après avoir été extradé par un pays tiers. Une excellente nouvelle car ce procès met fin à plus de 15 ans d'attente pour les victimes, soutenues depuis tout ce temps par la FIDH et son organisation membre au Pérou, l'APRODEH.

Ce procès montrera-t-il la voie pour lutter efficacement contre l'impunité en Amérique Latine? La vigilance s'impose : la FIDH a envoyé une mission d'observation judiciaire afin de s'assurer de l'impartialité et de la transparence de ce procès.

Ci-dessous en Espagnol la lecture de la Condamnation de Fujimori.

jeudi 11 octobre 2007

Santiago – Lima : Aller simple pour Fujimori

23 septembre 2007 : à la suite d’une décision historique rendue par la Cour suprême chilienne l’ancien dictateur péruvien, Alberto Fujimori est extradé du Chili vers le Pérou. Poursuivi pour crimes d’homicides, de graves atteintes à l’intégrité physique, disparitions forcées ou séquestration aggravée et détournement de fonds2, il pourra enfin être jugé.

Cette décision dépasse les seules frontières de l’Amérique Latine : elle met à mal l’impunité jusque là garantie aux chefs d’Etats grâce à l’immunité et montre l’importance de la coopération entre Etats dans ce domaine. Depuis juin 2003, la FIDH et ses organisations membres au Chili (CODEPU) et au Pérou (APRODEH) ont mené une campagne pour l’extradition de Fujimori et exercé une pression sans relâche sur les autorités concernées. La FIDH a également mandaté trois missions d’accompagnement des victimes. Toutes ces actions ont fortement contribué à l’extradition de l’ancien dictateur.

Un signal fort pour la lutte contre l’impunité en Amérique Latine...

En savoir + : http://www.fidh.org/spip.php ?rubrique103