Le BLOG de la FIDH

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Témoignages

Des photos, des témoignages - personnalités et anonymes

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mardi 16 février 2010

Iran - Evénement parallèle à Bruxelles, en présence de Shirin Ebadi

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La Prix Nobel de la Paix et avocate iranienne Shirin Ebadi s'est rendue à Genève vendredi 12 février à l'invitation d'Amnesty International et de la FIDH pour participer à une réunion d'information sur la situation des droits de l'Homme en Iran. Cette réunion était organisée à trois jours de l'Examen Périodique Universel (EPU) de l'Iran devant le Conseil des Droits de l'Homme.

L'EPU est un mécanisme novateur des Nations Unies permettant l'examen, entre Etats, de la situation des droits de l'Homme dans chaque pays, tous les quatre ans.

Shirin Ebadi a violemment dénoncé les violences perpétrées par les autorités envers les dizaines de milliers de manifestants pacifiques qui contestent les résultats des élections de juin dernier. Tortures, viols et assassinats sont perpétrées en toute impunité. Bien que ces crimes soient parfois documentés par vidéo, les autorités n'ont jusqu'à présent pris aucune mesure pour y mettre fin.

Face à l'inaction des autorités, Shirin Ebadi a appelé le Conseil des Droits de l'Homme à créer un mandat de Rapporteur Spécial sur la situation des droits de l'Homme en Iran, chargé de surveiller en permanence l'action des autorités et de faire suggestions afin de mettre fins aux violations.

cf. également le communiqué de presse de la FIDH suite à l'Examen Périodique Universel de l'Iran (en anglais): http://www.fidh.org/Universal-Periodic-Review-of-Iran-No-commitments

vendredi 22 janvier 2010

Taoufik Ben Brik emprisonné

A la veille de l'ouverture du procès en appel de Taoufik, sa femme Azza Zarrad revient sur ses conditions de détention et son état de santé.

Vidéo Azza Zarrad

Pour en savoir plus, consulter le site de la FIDH
http://www.fidh.org/-Tunisie-

mardi 12 janvier 2010

France/Pôles spécialisés : il y a loin de la coupe aux lèvres

Le 6 janvier dernier, les ministres français de la Justice et des Affaires étrangères annonçaient la création de pôles spécialisés dans les crimes internationaux. Patrick Baudouin et Antoine Bernard, respectivement Président d'honneur et Directeur Exécutif de la FIDH, sont revenus sur cette annonce, au cours d'interviews accordées à Radio France Internationale, et France 24.

à écouter sur RFI

A lire sur France24 Pour Patrick Baudouin, la création d'un pôle "génocides et crimes contre l'humanité" est "une hypocrisie" Patrick Baudouin, président de la FIDH, est circonspect : les magistrats du pôle "génocides et crimes contre l'humanité" voulu par les ministres Bernard Kouchner et Michèle Alliot-Marie auront-ils les moyens juridiques pour agir ? Par Ilham HAJJI-FIACRE (texte)

Pour en savoir plus http://www.fidh.org/Il-ne-suffit-pas-d-avoir-les-juges-il-faut-encore Site de la CFCPI: http://www.cfcpi.fr

jeudi 3 septembre 2009

Camal Bektaş, militant kurde en sursis

Par Gabriel Vedrenne

Retrouvez l'article dans son intégralité sur Youphil

Une vie marquée par les conflits entre l'armée turque et les mouvements autonomistes kurdes.

Il pourrait être jeté au cachot dès demain. Camal Bektaş est né kurde, et cette identité a bouleversé sa vie. Cet activiste de 45 ans, président de l'association Yakay-Der, milite pour la vérité sur les disparitions forcées dans son pays. Un engagement inévitable après la perte de son frère, tombé sous les balles de l'armée turque, il y 15 ans.

Demain, il retourne à Istanbul, après une tournée en Europe destinée à faire connaître son association, alors qu'il est sous le coup d'une enième procédure judiciaire.

Sa voix est posée, ses mains accompagnent ses paroles avec calme, mais son visage porte les marques d'une vie accidentée, dédiée à la recherche de la dépouille de son frère.

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vendredi 19 juin 2009

L'obstination du témoignage - Une préface de Roberto Saviano

L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme (FIDH - OMCT) publie aujourd'hui son rapport annuel 2009 . Roberto Saviano, journaliste et écrivain italien, auteur de Gomorra, nous a fait l'honneur de préfacer cet ouvrage, voici son texte :

Roberto Saviano"Les droits de l’Homme : quiconque prononce ces mots, dans notre occident démocratique, semble entonner une litanie traditionnelle, une litanie sacrée certes mais qu’on écoute désormais d’une oreille distraite. Quelque chose qu’il faut dire, répéter, célébrer, une habitude rituelle. Respectée, mais rien de plus. Au pire, la télévision nous impose un spot humanitaire concernant des pays lointains, des nations aux noms incertains, dont les frontières semblent tracées à la règle, comme celles de l’Afrique profonde, nous parle de régions du Moyen-Orient dont nous parviennent des images d’enfants ensanglantés, en pleurs, de femmes voilées qui hurlent, de nouveaux massacres et parfois de nouvelles protestations, de nouvelles interventions de l’ONU, aussi inutiles que les précédentes. Mais dans la plupart des cas : rien. Les droits de l’Homme seraient devenus un domaine réservé aux spécialistes, les préposés aux dossiers au sein des institutions spécialisées ou des ONG indépendantes. L’occident, bien souvent, ne se sent pas concerné par ces problèmes, quand il prétend s’y intéresser c’est un peu comme s’il faisait un cadeau à ces pays de seconde classe, une concession des démocraties aux Etats encore à genoux, mal développés, difformes. Comme si la question des droits de l’Homme se posait toujours ailleurs, comme si concrètement il s’agissait encore et toujours du problème des autres.

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mercredi 3 juin 2009

Tian'anmen, 20 après : le grand bond vers l'oubli

Par Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH

20 ans déjà ! 20 années ont passé depuis le printemps de Pékin, ce mouvement spontané mené par les étudiants, et rapidement soutenu par de larges segments de la population. Vingt ans depuis que cette jeunesse innocente a été massacrée à balles réelles, écrabouillée par des chars. A l’époque, les témoins de ces événements atroces ont été poursuivis impitoyablement. Aujourd’hui, les autorités chinoises n’ont pas changé de politique : elles font tout pour effacer ce bain de sang de la mémoire collective. Elles opposent le déni et la répression à toute voix demandant une enquête indépendante sur les événements de Tian’anmen.

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