Le BLOG de la FIDH

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jeudi 24 avril 2008

« Miles » et une façon de récompenser ses fonctionnaires

par Gaël Grilhot
Les policiers qui raccompagnent les Sans-Papiers expulsés ont droit à des Miles, nous dit le « Canard » de cette semaine. Sont-ils doublés lorsqu'il s'agit d'une famille ? Combien vaut un enfant : 500 miles, 1000 miles ?

A quand les chèques cadeaux pour les prises en flag dans les grands magasins, les bons essence pour les patrouilles en voiture, ou les réducs en pharmacie pour chaque bavure et passage à tabac. Au fait, il y a des bonnes promos en ce moment sur les dictionnaires et encyclopédies, très pratique pour les gardes à vue... Trève d’ironie facile, les reconduites à la frontière enfreignent déjà trop souvent les limites du supportable pour que l’on y rajoute l’indécence de ces « primes » privées accordées à des fonctionnaires pour le coup très zélés. Au fait, s'agit-il de récompense, ou de compensation au vu du "sale boulot" qu'on leur fait faire ?
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mercredi 23 avril 2008

PEUT-ON DIRE N’IMPORTE QUOI ?


par Florence Bellivier

Retour de mission en Turquie, le 12 février 2008 au soir, la tête encore emplie de la manifestation de solidarité à laquelle nous avons participé le matin même, en hommage à Hrant Dink, assassiné le 19 janvier 2007, par des ultra-nationalistes dont le procès est en cours. Manifestation paisible, au bord du Bosphore, avec les cris des mouettes, quelques gouttes de pluie et une grande ferveur ; l’esprit occupé de toutes ces interviews de journalistes, d’avocats, de professeurs, qui disent leur mal-être et leur impuissance face à ce qu’on nomme l’ « Etat profond » là-bas, cette nébuleuse de militaires, en service ou à la retraite, qui exercent un pouvoir subtil mais efficace sur l’exécutif, sur la justice, pour faire prévaloir leur conception de la laïcité et de la liberté d’expression, le tout au prix de violences politique aussi certaines que difficiles à démêler.

C’est dans cet état d’esprit que j’ouvre Le Monde, daté du 10 février 2008, histoire de me replonger dans l’actualité de mon pays.

Un article d’un écrivain que je ne connais pas attire mon attention : « Une civilisation de la fête et de l’oubli », dans lequel l’auteur, à l’occasion d’une aventure personnelle qu’il relate non sans talent –sinon je ne serais sans doute pas allée au bout de ma lecture-, établit un parallèle entre l’étrangeté qu’il ressent face à l’humanité qui a produit Auschwitz et l’étrangeté qu’il ressent face aux « fêtards extasiés au discours minimaliste et répétitif que l’on rencontre dans les lieux dédiés à la fête ».

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vendredi 11 avril 2008

BIENVENUE AU CIRQUE DE PEKIN (ou : le récit d'un homme dans la foule parisienne contestataire)



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par Christophe Gardais

Etant avec des amis et collègues à Paris le jour où la flamme olympique s'y trouvait, nous décidâmes d'apporter notre contribution à la foule qui s'agglutinait et de nous glisser parmi ces anonymes décidés à ne pas le rester.

Le slogan « Pour un monde meilleur », largement édulcoré et désengagé des athlètes français qui n'en finissent pas de tâter le pouls de leur conscience (« Si je me rends à Pékin, la politique moi j'y touche pas » : ils ont raison remarquez, des fois que ça figure sur la liste des substances illicites...) finissait pas avoir l'air d'avoir été écrit à l'encre sympathique tellement il avait déteint au lavage de cerveau. Savoir que David Douillet faisait partie des relayeurs du flambeau en question : ça sentait l'alibi sportif à plein nez de la droite morale face à une organisation chinoise à peine paranoïaque; nul doute : après l'extincteur londonien en guise de premier round agité, la seconde reprise serait enlevée par ceux qui oserait les actions coup de poing.

N'ayant pas de goût pour l'altitude, j'avais laissé à d'autres le soin de s'enchaîner sur la Dame de fer parisienne. Mon idée à moi, issue de ce que j'ai appris jadis sur l'art de se faufiler, aurait été de passer entre les rangs des diverses gardes prétoriennes en présence et de souffler son gaz à cette Bougie gavée de force avec des symboles dénaturés et détournés : on a été quelques milliers à se rêver un quart de seconde en justiciers extincteurs ce jour-là, et bravo à ceux du service de sécurité chinois qui l'ont fait pour nous et malgré eux, ce qui n'évita pas à quelques manifestants de subir des interventions policières musclées. Je savais aussi qu'un Doc Mabuse était là quelque part, dissimulé lui aussi, égrenant des fausses pistes et distribuant ses consignes, réservant ses cartes maîtresses. Ailleurs, les militants chauffaient leurs voix dans l'attente du signal de départ.

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lundi 17 mars 2008

Tibet : comment faire pression sur la Chine ?

La Chine s’en défend. Mais le Parlement tibétain en exil continue d’accuser : la répression chinoise aurait fait 80 morts au Tibet depuis une semaine.

Les manifestations ont débuté le 10 mars, il y a une semaine. Objet : fêter le 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa, qui a conduit le dalaï lama à l’exil. Mais la marche pacifique a dégénéré vendredi et Lhassa, capitale du Tibet, est depuis bouclée par les forces chinoises après que des dizaines de mort ont été dénoncées par le pouvoir en exil.

L’ensemble de la communauté internationale a appelé les autorités chinoises "à la retenue". Mais la question du boycott aux prochains JO revient au centre du débat, chez quelques intellectuels, comme BHL ou l’acteur Richard Gere, ainsi que dans les milieux politiques.

Quelle position adopter à l’égard de l’hôte de la plus grande manifestation sportive au monde ? Le boycott peut-il être un signe fort lancé à Pékin ?

Pour en débattre :

  • Emmanouil Athanasiou de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme
  • Valérie Nicquet, Directeur du Centre Asie Ifri Groupe de travail "Culture stratégique et politique de défense en Asie", (Institut français des relations internationales).

Un débat animé par Laurence Jousserandot. (8'00")

Source : FRANCE INFO


A VOIR :::: UN DESSIN POUR LE TIBET ::::

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vendredi 22 février 2008

Coca-cola and Human Rights : Not Our Business !!!

La phrase du mois

La FIDH a interpellé les principaux sponsors des Jeux pour leur demander quelles initiatives ils ont prises pour promouvoir les droits de l’Homme à l’occasion des Jeux. Elle n’a reçu que trois réponses sur 18 lettres.

Extrait de la réponse de Coca-Cola :

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