SALON DU LIVRE 2008 : UN VENT DE LIBERTÉ
Par FIDH le jeudi 27 mars 2008, 10:04 - Carte blanche - Lien permanent
par Florence Bellivier

Soirée d’inauguration le 13 mars. J’y vais munie de mon carton d’invitation,
toute heureuse de respirer l’air des écrivains israëliens cette année à
l’honneur que je ne connais pas extensivement mais dont certains ont écrit des
œuvres particulièrement fortes (1 histoire d’amour et de ténèbres d’Amos Oz et
la fameuse scène de la création de l’Etat d’Israël vue à travers les yeux du
narrateur alors enfant ; Histoire d’une vie d’Aaron Appelfeld, où
l’écrivain nous décrit majestueusement son rapport aux langues et le lien entre
création d’un Etat et (re)-création d’une langue).
Pluie battante, cohue, piqûre de rappel que constitue le petit rassemblement de Palestiniens venus protester contre l’honneur fait aux écrivains israëliens. Du coup, l’on piétine en se posant quelques questions diaboliques : peut-on représenter sa culture sans forcément représenter son gouvernement ? Peut-on être un émissaire de son Etat sans forcément en partager toutes les valeurs ? Quels sont les fondamentaux d’une démocratie ?
Et puis la foule s’ébranle, je vais enfin entrer.
C’est fait, me voici au chaud et entourée de livres de toutes origines, de toutes formes, de toutes couleurs, quand l’amie qui m’accompagne s’écrie : « C’est fou, nos sacs n’ont même pas été contrôlés ! ».
Eh oui, quel sentiment de liberté ! Et l’on se reprend à penser avec une nostalgie bénie et qui paraît bien lointaine où l’on pouvait entrer et sortir de tous les lieux publics sans subir ce qui est devenu maintenant une routine, la fouille mécanique des sacs par des employés qui auraient sans doute des tâches plus constructives à faire. Certes, c’est pour notre sécurité, nul n’en doute et nul ne le remet radicalement en question.
Mais tout de même, ne peut-on pas rêver de vivre dans un monde où ces réflexes seraient devenus parfaitement inutiles ? ne devrait-on pas, encore et toujours, considérer que l'atteinte aux libertés devrait être minimale, justifiée et qu’il faut s’attaquer à la racine ce de qui les grignote ?



Commentaires
Moi les salons du livre, çà me debecqute doucement.. Il n'y a pas de place pour les auteurs VRAIMENT débutants et qui veulent se faire un nom. C'est presque toujours les mêmes "pistonnés" qui sont invités et se font mousser les uns les autres. INVITATION A TOUS SUR MON BLOG pour y voir un écrivain différent, publié deux fois malgré tout mais toujours et encore inconnu du grand public.
Merci de ne pas effacer ce commentaire.. Liberté d'expression !
Bon, j'ai oublié de mettre mon adresse web DANS l'annonce et du coup, nul ne sait où me retrouver. D'Vêêssent !!!
Adresse : http://vincentklein1.spaces.live.co...
Voiloù ! A plus, messieurs-dames !
Pour y voir roman et livres thématiques en livre accès et une B.D. aussi..
ça s'est finalement bien passé!