Qu’il dessine un parallèle subjectif, soit.

Mais l’article se termine par cette question : « si l’on ne se sent appartenir ni à l’humanité qui a produit Auschwitz, ni à celle qui s’agite au rythme du fun standard, est-ce à dire que ces deux humanités-là sont toujours la même : une humanité qui préfère ne pas penser et qui taylorise ses crimes comme ses joies? ».

Et c’est là que le journal me tombe des mains, non d’ennui mais de colère. Moi qui, éventuellement contre l’avis de mes amis défenseurs des droits de l’homme, ai toujours pensé qu’il ne fallait en aucun cas censurer la liberté d’expression dont les excès se régulent d’eux-mêmes et non d’être refoulés, j’en viens instinctivement à vouloir son rétablissement (bien sûr, la seconde d’après, je me réfrène).

Comment comparer, dans un article qui se veut d’opinion et non littéraire (car alors , bien sûr, la fantaisie est bienvenue, comme en témoigne l’œuvre de M. Houellebecq à laquelle se réfère L. Miranda quand il compare son malaise dans les lieux de nuit à celui d’un des personnages que Houellebecq a magistralement mis en scène ?) des gens qui dansent et des gens qui tuent ? Comment organiser le devoir de mémoire quand ce qu’il suscite peut être aussi vain ? Le philosophe ou l’écrivain peuvent sans doute être nihilistes ou cyniques mais peuvent-ils alors sans danger pour l’intelligence s’aventurer sur le terrain du militantisme des droits de l’Homme ?