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Au sein de la FIDH ce matin, l'ambiance était à l'euphorie.

Il faut dire qu'une nouvelle de taille était tombée la veille : celle de l'arrestation à Bruxelles de Jean-Pierre Bemba, sur mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.

Cet ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) et commandant en chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC) est poursuivi pour "crimes contre l'humanité et crimes de guerre" commis en République centrafricaine entre 2002 et 2003. Sous son commandement, les troupes du MLC auraient mené une attaque systématique contre la population civile et commis des viols, des actes de torture, des pillages...

Cette arrestation vient de clore cinq longues années d'attente pour les victimes. Cinq années de travail de la FIDH, aux côtés des victimes, auprès de la Cour pénale internationale.

La FIDH et ses organisations membres ont été les premières à enquêter sur ces crimes et à faire état, via le témoignage de victimes, des graves crimes internationaux commis par l'ensemble des belligérants lors du conflit en RCA. La FIDH a saisi la Cour pour la première fois en 2003, et réalisé depuis quatre autres missions internationales d’enquête en République centrafricaine. Pendant tout ce temps, la FIDH a aussi régulièrement organisé des réunions aves ses partenaires et le bureau du procureur de la CPI, alimentant ainsi largement son analyse de la situation centrafricaine. L'action de la FIDH a été décisive pour l’ouverture de l'enquête un an plus tôt, qui a conduit à l'arrestation de Jean-Pierre Bemba.


L'arrestation de Bemba est une avancée historique, pour la lutte contre l'impunité en Afrique et dans le monde.

Le Bureau du Procureur doit poursuivre son enquête pour demander l'arrestation d'autres responsables présumés de crimes internationaux des autres parties au conflit.

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