Aggraver la faim dans le monde : mode d'emploi
Par FIDH le mardi 3 juin 2008, 12:46 - Humeurs - Lien permanent

par Christophe Gardais avec la contribution d'Elin
Wrzoncki
Passé le moment d'émotion médiatique qui a porté à notre connaissance les émeutes de la faim qui se multiplient dans le monde, force est de reconnaître que les choses risquent de s'aggraver si on ne permet pas aux pays les plus vulnérables à la hausse des prix mondiaux (c'est-à-dire les pays pauvres qui importent des denrées taxées provenant des pays riches) de préserver ou reconstruire leur agriculture nationale en exportant leurs propres productions.
La FAO (l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) a révélé par le biais de son président Jacques Diouf que la facture des importations céréalières pour les pays les plus pauvres augmentera de 58 % en 2008, après qu'elle a enregistré une augmentation de 37% en 2007, ce qui signifie que la souveraineté alimentaire de ces pays est directement menacée, alors que les grands bénéficiaires se comptent parmi les grands pays exportateurs (85 milliards de dollars pour les Etats Unis en 2007). On imagine aisément les conséquences d'une famine qui en réalité est la conséquence des politiques internationales voulues et organisées par certains des pays développés, quand on sait par exemple que 37 des 52 pays du continent africain sont essentiellement des nations agricoles.
Evidemment, les émeutes sociales dans les pays concernés sont générées pour partie autant par les prix en hausse du pétrole que par ceux des céréales, causée par l'augmentation de la demande mondiale, la spéculation financière sur les matières premières et aussi par la demande croissante en agro-carburants, ce qui a une répercussion sur le frêt pour l'importation des denrées alimentaires dans les pays pauvres.
Il faut donc déplorer qu'on ne fait aucune facilité aux démunis. La consommation citoyenne ne consiste pas à être généreux avec les pays affamés et accablés par les plans de restructuration de leur dette uniquement quand les pays aisés disposent de surplus de céréales dans leurs stocks. Ce qu'il faut donc mettre en oeuvre à l'avenir plus que jamais, c'est la revendication du droit à une nourriture adéquate, et aussi à des prix qui soient équitables, alors qu'actuellement la tendance est inverse : quand les prix montent, l'aide à l'alimentation baisse. Marée haute ou marée basse ? Plutôt flux et reflux du mépris de l'ubuesque Reine « phynance », visiblement, qu'il faut continuer à faire vaciller sur son trône...

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Commentaires
tout le monde connaît la solution à ce mal qui ronge les peuples. La famine sera éradiquée le jour où la haine sera éradiquée. quand le fusil (s'il faut vraiment l'utiliser) sera chargé de fleurs au lieu de cartouches assassines. tant d'argent est investi dans l'armement, pourquoi ? l'autre qu'on veut tuer n'est-il pas un homme comme toi et moi et n'a nulle envie de faire la guerre. il aspire à une vie paisible où il peut élever ses enfants dans la prospérité sans avoir à s'inquiéter de leur sort, ni à redouter un avenir incertain, décidé par untel ou untel au gré de ses caprices et son humeur. si tout le monde a la foi et croit profondément que la terre, la mer et l'air et ce qu'ils comportent sont le droit légitime de tous, sans distinction de race ni de couleur ni de religion (étant tous enfants d'adam et eve) le monde s'en portera mieux, le pire ennemi de l'homme ce n'est pas l'homme ce sont les fléaux comme la faim et l'ignorance. alors si on doit fabriquer des armes, c'est contre ces ennemis qu'il faut les concevoir, elles doivent servir à les anéantir et rendre notre planète plus vivable, plus verte et moins rouge (sang) moins grise (fumées). Dieu (pour les croyants) et notre conscience nous récompenseront de nos efforts, ce n'est pas de la fiction, je ne suis pas une économiste, mais je suis persuadée que l'armement coûte beaucoup plus cher aux gouvernements que l'alimentation. une prise de conscience s'impose et les mentalités doivent changer, les intérêts personnels et l'égoïsme ne sont plus de mise, c'est de la pure connerie. c'est très simple : vous aimez vos enfants ? demandez leur de vous imaginer le monde où ils voudraient vivre. aucun ne voudra la famine ni la guerre, tous dessineront une prairie verte avec un beau soleil, une rivière, des oiseaux, un ciel bleu, une simple petite maison et des arbres. ça suffit pour leur bonheur, ils ne veulent ni avion personnel ni 4x4, ni chateau, ni diamants ni fourrure, ni pétrole, ils ont surtout besoin de beaucoup d'amour, et leur vision est plus clairvoyante que beaucoup d'adultes ... qui décident de leur avenir. nous avons tous ce rêve et nous le gardons aux esprits même vieux ... le jour où il se réalisera, on aura une idée sur le paradis, ici bas.
bonjour, je voulais vous présenter www.secouonsnous.com nouveau site à caractère humanitaire
bonne journée
Organiser des pénuries alimentaires pour faire monter artificiellement le prix des ressources et les cours boursiers, on appelle ça du "libéralisme économique". Depuis des années, on nous assène cette contre vérité que "libre entreprise" et "capitalisme sauvage" sont une seule et même chose de façon à ce que tout celui qui ne souhaite pas se trouver enfermé dans une économie étatique de type marxiste devienne la caution morale des "affameurs".
Je rappelle néanmoins que l'article 28 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme donne pouvoir aux états signataires pour interdire ces pratiques spéculatives iniques pour "que règne un ordre tel que les droits et libertés énoncées dans la présente puissent y trouver plein effet"... dont, en particulier l'article 25 concernant le niveau de vie...