Début de la 47ème session : entre Rwanda et CPI, journée justice en préambule de Kampala
Tout d'abord toutes nos excuses à nos milliers de fans qui nous suivent quotidiennement à Banjul, Paris et Tokyo, pour ne pas avoir posté hier. Mais, entre le séminaire de la FIDH sur les technologies de l'information dans la zone Afrique et changement d'hôtel, pas de billet#4 hier.
Bon, on vous fait le résumé là, maintenant :
Matinée du 11 mai consacrée aux droits des femmes en Afrique avec les ONG et la Commissaire Maiga pour l'explication de texte des lignes directrices pour rédiger les rapports d'état. En bref, il s'agit d'aider les États à mieux faire leur rapport sur les droits des femmes.
L'après-midi du 11 a été un très bon moment : la FIDH comme elle se doit, au service de ses ligues. Séminaire pour les 12 organisations membres présentes sur les technologies de l'information. Vous vous dites que l'on ne va pas les citer toutes ? Eh bein si, car elles on été super : ANDDH (Niger), AMDH (Mauritanie), LADDH (Algérie), CFDA (Algérie), ITEKA (Burundi), OGDH (Guinée), LIPRODHOR (Rwanda), MBDHP (Burkina Faso), LTDH (Togo), ONDH (Sénégal), GL (RDC) et une journaliste gambienne dont nous devons préserver l'anonymat. La réunion a été rythmée par les riches interventions des participants sur la réalité de chacun de leurs pays en matière informatique, et de dresser une cartographie sur l'Afrique.
Le lendemain, 12 mai : changement d'ambiance et de décors avec l'ouverture de la Commission africaine des droits de l'Homme et des Peuples (CADHP) : États, Commissaires, instituions nationales, organisations internationales, ONG étaient présents ….et même l'armée; la police et sa fanfare !
En fait à part une sortie du représentant du Rwanda, selon lequel tout va bien dans son pays (étonnant non ?), peu de traits saillants dans cette ouverture. Le droit à l'orientation sexuel des personnes a toutefois été mis en avant par Hannah Forster qui représentait les ONG pour la première fois.
La CPI et l'Afrique
Lunch break : nous devons organiser le panel sur les enjeux de la conférence de révision du statut de Rome qui a créé la Cour pénale internationale et qui doit se tenir à Kampala à la fin du mois. Mais si on vous en a déjà parlé !(lien). Eh bein ! Pas de salle prête ! Nous avons mis la main à la pâte et voilà que je te mets les table, les chaises et les nappes pour pouvoir commencer presque dans les temps.....qui manque de toute façon quand on aborde le sujet de la justice et l'Afrique.
Après une brève introduction de Mabassa Fall, le représentant de la CPI, M.
Essa Faal, a fait un up-date des situations devant la Cour et des enjeux de
Kampala pour le Bureau du Procureur de la CPI. Dismas Kitenge, vice-président
de la FIDH a clairement mis en perspective les questions qui sont débattues en
Afrique et ailleurs à propos de la CPI et son action. Ibrahima Kane, quant à
lui a présenté sa perception de la Cour (voir le livre Sidiki Kaba : la justice universelle en
question, justice de blanc contre les autres ? Ed. L'harmattan ) et a
avancé la proposition d'une Cour pénale africaine puisque les affaires de la
Cour sont à ce jours toutes africaines. En expliquant pourquoi il était
fondamental que la président soudanais El Bechir ai été inculpé par la CPI,
Osman Oummeida, président de l'ONG soudanaise ACJ(lien) a répliqué à Ibrahima
Kane sur une cour pénale africaine : pourquoi plagier la CPI par une cour
africaine qui risquerait d'être soumise aux diktats des dirigeants qu'elle
serait censée poursuivre ? De plus, Essa Faal a rappelé le caractère
fondamental de l'universalité de la CPI et que si la Cour s'intéressait à
l'Afrique, c'était bien à sa demande puisque non seulement 30 états africains
ont ratifié le statut de la Cour, mais en Ouganda, RDC et RCA, ce sont bien ces
états eux-mêmes qui ont demandé l'intervention de la Cour chez eux. La présidente de la CADHP a conclu sur
l'incroyable enthousiasme qui a suivi la création de la CPI en 1999, a rappelé
les interrogations de l'Afrique face à cette nouvelle justice supra-nationale
mais a fortement souligné la nécessaire lutte contre l'impunité et la défense
des victimes.
Merci encore à Livia et Joséphine, nos interprètes pour avoir permis aux anglophones d'avoir compris les francophones et vice-et-versa !
Demain : interventions des états et des ONG sur la situation des droits de l'Homme en Afrique. On prend les paris qu'au moins 3 États vont répondre à l'intervention de la FIDH sur les droits de l'Homme en Afrique ? (entre nous on penche pour Rwanda, Tunisie, Soudan, mais.....il peut y en avoir d'autres !)








