Le BLOG de la FIDH

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mercredi 6 février 2008

La FIDH a toutes les raisons de craindre pour la vie des opposants politiques tchadiens arrêtés

Sidiki Kaba Président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (Source www.rfi.fr)

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* temps 4 min

«Il est inacceptable qu'il y ait un amalgame entre l'opposition démocratique et l'opposition militaire. La Fédération internationale des droits de l'homme a toutes les raisons de craindre pour la vie des opposants politiques tchadiens arrêtés.»

Selon nos informations, plusieurs opposants politiques tchadiens ont été arrêtés dimanche après-midi à Ndjamena. Lol Mahamat Choua, Ibn Oumar Mahamat Saleh , Ngarledji Yorongar, et Wadal Abdelkadre Kamougué ont été emmenés sans explication vers une destination inconnue par des militaires qui se seraient comportés avec brutalité. Ils se sont rendus également au domicile de Saleh Kebzabo, actuellement au Mali. Ils ont tiré sur son frère et l'ont blessé à la cuisse. Par ailleurs, certains leaders de la société civile, se sentant menacés, ont dû quitter leur domicile, par crainte d'une éventuelle arrestation. Aujourd'hui, la Fédération internationale des droits de l'homme demande la libération immédiate de ces opposants.

par Catherine Ninin

mardi 5 février 2008

Vidéo Tchad : Les Victimes d’Hissène Habré

Mission Tchad du 8 au 12 décembre 2007 en soutien aux victimes d’Hissène Habré.

A l’Association Tchadienne des Victimes des Crimes & de la Représsion Politique (AVCRP)
Interview de Sidiki Kaba sur l’environnement juridique du procès Habré
Réunion à l’Association tchadienne pour la défense et la promotion des droits de l’Homme (ATPDH) avec des représentants de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) et le bureau de l’AVCRP, ainsi que interview de Jacqueline Moudeina, présidente de l’ATPDH
Réunion sous tente de l’AVCRP
Témoignages de victimes de tortures
Visite de la "piscine", centre de détention sous le régime de Hissène Habré, ainsi que du siège désaffecté de la DDS

mercredi 30 janvier 2008

Un peu de leur honneur rendu

Par Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)

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Des mots simples, des maux durs, des visages encore apeurés ou étonnamment calme, au regard de l'horreur vécue. La peur, aussi, qui se lit au fond des yeux... De la République centrafricaine à l'Ouganda, en passant, dernièrement, par le Darfour la République démocratique du Congo, où nous les avons une nouvelle fois entendus, nous gardons ce sentiment qu'en dépit de leur multiplicité, les témoignages de ces femmes et de ces enfants violés - mais aussi, et on les oublie trop souvent, ces nombreux hommes - racontent tous la même souffrance. De tous les crimes commis, les crimes sexuels comptent parmi les plus atroces, particulièrement lorsqu'ils se déroulent en temps de guerre. L'horreur est poussée alors jusqu'à transformer les corps en cibles, en objectifs de guerre, voire comme moyen de la faire. Ils relèvent d'ordres donnés par la hiérarchie militaire, et revêtent alors d’une dimension toute autre, atteignant ainsi la qualification de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité.

De l'impunité à la banalisation Dans cette région du monde, tout particulièrement, où les conflits ont ravagé les corps et les consciences de chacun, où les pires atrocités ont été commises, nous devons à tout prix stopper ces violences sexuelles, qui continuent aujourd'hui encore de se commettre, en masse. Car contrairement aux idées reçues, la « paix » - encore faut-il être très prudent avec ce mot -, revenue dans certains de ces pays, n'a pas eu pour conséquence directe une diminution des crimes sexuels, loin de là. La banalisation de ces exactions, qui fait écho à l'impunité dont ont pu bénéficier leurs auteurs, a en effet eu des conséquences désastreuses au niveau de la société, où le viol est devenu un comportement courant.

Justices défaillantes Dans la poursuite des auteurs de viols, les juridictions nationales ont partout montré leurs défaillances, qu'il s'agisse d'hommes en armes ou de civils. Que ce soit dans les conditions d'acceptation des plaintes, dans le traitement judiciaire qui en découle, ou bien encore dans le suivi des rares condamnations obtenues : rien ne semble devoir être prévu pour venir en aide aux victimes. Ainsi au Soudan, la Charria exige que quatre hommes au moins soient témoins de la scène du viol, pour que la plainte de la victime soit jugée valide. En Ouganda, les procédures et leurs coûts sont tels qu'aucune plainte n'aboutit réellement. En RDC, bien que deux lois aient été adoptées pour lutter contre les violences sexuelles, celles-ci ne sont pratiquement pas appliquées. Et lorsqu'elles le sont – six condamnations effectives pour viols utilisés comme crimes contre l’humanité ont été seulement recensées jusqu'aujourd'hui -, leurs auteurs se retrouvent très rapidement dans la nature, après s'être évadés de prison avec une facilité déconcertante. Lorsque ces violences sexuelles sont assimilées aux crimes les plus graves, et lorsque les juridictions nationales sont jugées à ce point défaillantes, la Cour pénale internationale est censée alors prendre le relais, et exiger des Etats le transfert de ces criminels.

Or le procureur de la CPI, s’il a su obtenir l'extradition de Thomas Lubanga de RDC, il n'a pas été jusqu'à poursuivre ce dernier pour les crimes sexuels perpétrés, en dépit des preuves flagrantes que nous lui avions fournies. Autant de prudence ne peut et ne doit se justifier. Ce sont bien des viols qui ont été commis, et qui plus est, des viols massifs et systématiques.

Appel Physiquement, moralement ces victimes de crimes sexuels, ne retrouveront la sérénité qu’avec une force intérieure immense. Dans leurs yeux, les visages de leurs bourreaux resteront ancrés jusqu'à leur mort, et pour nombre d'entre eux, la seule solution pour survivre est de rechercher la justice. C'est pourquoi elles s'organisent, témoignent, font pression auprès de leurs autorités afin d'obtenir justice, avec un courage et une détermination qui forcent l'admiration. Avec la plupart du temps, comme fil rouge de leur démarche le besoin de retrouver un peu de leur honneur. Nous devons leur rendre hommage, ainsi qu'à toutes les ONG de terrain qui les soutiennent et se battent courageusement au quotidien pour que ces exactions soient connues et jugées. Tous ces militants qui viennent également en soutien à ces victimes traumatisées et blessées, touchées par le VIH et autres MST, ou qui travaillent encore auprès des populations pour les sensibiliser à l'horreur de ces crimes. Nous devons les soutenir, nous aussi, et c'est à cette fin que nous lançons aujourd'hui cet appel à la mobilisation générale de la communauté internationale pour l'éradication des crimes sexuels.

A l'orée de l'année 2008, qui verra le monde entier célébrer le soixantième anniversaire de la plus célèbre des déclarations, nous devons tous nous promettre de mettre définitivement et collectivement fin à ces crimes d'un autre âge. Pour ces dizaines de milliers de victimes de crimes sexuels, cette année doit être - enfin - celle de la justice, et donc de la paix enfin regagnée.

mardi 15 janvier 2008

Procès Habré : « l'Afrique doit juger ses bourreaux »

Au cours d'une interview avec Alassane Samba Diop, Sidiki Kaba, président d'honneur de la FIDH, revient sur ses rencontres à Dakar avec les autorités sénégalaises, les ambassadeurs français, belge et suisse et les délégués de l'Union européenne en vue de la tenue, au Sénégal, du procès de l'ancien dictateur tchadien, Hissène Habré. 

Selon Sidiki Kaba, il est impératif que ce procès soit exemplaire – juste et équitable - afin que la justice puisse remplir sa triple mission « préventive, dissuasive et pédagogique ». « L'Afrique doit juger ses bourreaux », « ce qui se passe au Sénégal doit être une jurisprudence qui servira pour l'avenir ».

 Merci à www.futursmedias.net


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jeudi 13 décembre 2007

De retour de mission Sidiki Kaba revient sur l'Affaire Habré

Sidiki Kaba est président d'honneur de la FIDH. Il revient d'une mission FIDH au Tchad. Après un bref rappel de l'affaire, Sidiki Kaba rapporte les sentiments des victimes qu'il a pu rencontrer dans le cadre de sa mission.

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