
Une victoire pour les droits des travailleurs dans les chantiers de démantèlement des navires au Bangladesh : le 17 mars 2009, à la suite d'une plainte déposée par une association de défense de l'environnement (Bangladesh Environmental Lawyers Association), la Cour suprême décide d'interdire les opérations sur les chantiers qui ne sont pas conformes aux normes environnementales. Aucun des 36 chantiers bangladeshis ne respectent ces normes...
La Cour a par ailleurs interdit que les navires désignés comme « dangereux » par l'organisation Greenpeace entrent sur le territoire. Enfin, aucun bateau en fin de vie ne pourra être démantelé au Bangladesh sans que les substances nocives – telles que l'amiante, les métaux lourds comme le cadmium et l’arsenic, des biocides toxiques ou encore les PCB.- n'aient été préalablement retirées.
La FIDH avait, à maintes reprises, dénoncé les conditions de travail désastreuses qui ont cours sur les chantiers de démantèlement des navires au Bangladesh, où des centaines de travailleurs sont morts en raison d'accidents causés par l’absence de mesures de sécurité ou à cause de maladies liées aux vapeurs et aux matériaux toxiques auxquels ils sont exposés. La FIDH a contribué à cette décision en publiant trois rapports d'enquête et en réalisant un important travail de plaidoyer au sein d'une plateforme d'ONG environnementales et de défense des droits de l'Homme (NGO Platform on Shipbreaking).
Le Bangladesh doit maintenant saisir cette opportunité pour réformer en profondeur une industrie vitale pour le pays.
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