Le BLOG de la FIDH

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mercredi 4 février 2009

Un an après l’offensive rebelle sur Ndjamena.

Lors d'une conférence de presse organisée à Paris le 3 février 2009, des défenseurs des droits de l'Homme tchadiens sont revenus sur la situation politique et des droits de l’Homme qui prévaut aujourd'hui au Tchad, un an après l’offensive rebelle sur Ndjamena.

Cette délégation du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR), composée de Delphine K. Djiraibé, coordinatrice nationale du Comité, de Michel Barka, président de l'Union des Syndicats du Tchad (UST) et de Massalbaye Tenebaye, président de la Ligue tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH), organisation membre de la FIDH, rencontrera les autorités françaises et les représentants de l'Union européenne pour les alerter et les interpeller sur la situation politique et sécuritaire au Tchad.

Elle apportera en particulier son témoignage sur les blocages de la mise en oeuvre des résolutions de la Commission d’enquête mise en place pour faire toute la lumière sur les événements de Ndjamena de février 2008. Sa démarche est soutenue par plusieurs organisations françaises et internationales : l'ACAT, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire), le FIDH, le Secours catholique, Survie.


Légende photo: De gauche à droite: Michel Barka, Delphine K. Djiraibe, Philippe Mayol (CCFD-Terre Solidaire), Souhayr Belhassen (présidente de la FIDH), Massalbaye Tenebaye.

Liens:

Ibni Oumar Mahamat Saleh est toujours porté disparu, 1 an après....

Le gouvernement tchadien en quête d'impunité?

Rapport de la LTDH: Quand le pays sombre dans le chaos.

Audition de la FIDH auprès de la Commission d'enquête sur les événements survenus au Tchad du 28 janvier au 8 février 2008 et ses conséquences

Rapport de la Commission d'enquête

vendredi 30 janvier 2009

EST DE LA RDCONGO : difficile extinction des foyers rebelles (LRA et FDLR) en dépit de la présence des troupes rwandaises et ougandaises

Par Dismas Kitenge (Vice-président de la FIDH et président du Groupe Lotus) depuis Kisangani - Les multiples tragédies et drames (massacres, viols, pillages et destructions méchantes) causés par les rebelles de la LRA (Lord Resistance Army), une rébellion ougandaise absurde qui fait désormais partie de l’histoire de la RDCongo ne cessent d’inquiéter et d’étonner plus d’un.

L’on se souviendra que la Vice-ministre ougandaise de Défense, Ruth Nankabirwa avait accusé, il y a peu, le pouvoir de Kinshasa de ne rien faire pour pourchasser le chef rebelle Joseph Kony de la LRA et ses hommes. Alors que depuis plus de 20 ans, les éléments de Kony font des raides meurtriers sur le territoire ougandais, pillant les villages, mettant en péril la vie des populations civiles et kidnappant femmes, hommes et enfants. Ils avaient même résisté à la traque de l’armée ougandaise pendant toute la période de séjour prolongé d’occupation de la RDCongo.

Avec cette déclaration, Madame Nankabirwa s’était inscrite dans le schéma traditionnel de Kigali dont l’envoi des soldats sur le sol congolais s’annonce toujours par des accusations sur l’immobilisme de Kinshasa face aux rebelles de FDLR.

Même formule, mêmes résultats, les visées de retour des troupes ougandaises sur le sol congolais ont été matérialisées par des accords signés entre la tripartite RDC - Ouganda - Soudan, en confiant la mission à leurs armées respectives de déloger de la RDC, la rébellion de la LRA.

Pour des raisons inavouées, la stratégie de positionnement aux frontières et en laissant les couloirs de sauvetage a offert l’occasion de dissémination des rebelles dans le Congo profond. Les populations civiles, sans protection aucune, sont mises à la rude épreuve.

Après Lungu, Mpangi, Doruma, Faradje, Bahili, … dans le Haut-Uélé, les ravages et terreur des rebelles de la LRA atteignent, comme un véritable tsunami, le coeur du district de Bas-Uélé. La localité Pasi (Territoire d’Ango) a payé les frais de leur fureur au leur passage : incendies et pillages des villages, violences sexuelles, enlèvements et exécutions sommaires.

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