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Tag - Crimes contre l Humanité

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mardi 15 décembre 2009

d'ARUSHA à ARUSHA un Film de Christophe Gargot

d'Arusha à Arusha

mercredi 8 avril 2009

Fujimori : l'ancien président péruvien condamné à 25 ans de prison pour crimes contre l'humanité

Alberto Fujimori est le premier président à être jugé et condamné dans son propre pays après avoir été extradé par un pays tiers.

7 avril 2009, 12h17 : le verdict tombe contre l'ancien président péruvien, Alberto Fujimori après un procès de presque 1 an et demi. Il est condamné à 25 ans de prison pour crimes contre l'humanité : l'assassinat de 25 personnes à Barrios Altos et à l’Université de la Cantuta et la séquestration d’un entrepreneur et d’un journaliste, opposants au régime.

Ce verdict met fin à plus de 15 ans d’attente pour les victimes, soutenues depuis tout ce temps par APRODEH, l'une des organisations membres de la FIDH au Pérou. Les membres de la mission d'observation judiciaire mandatée par la FIDH pour suivre le procès ont pu s'assurer de son impartialité et de sa transparence.

Point noir au tableau : APRODEH et les avocats des parties civiles à ce procès ont reçu la veille du verdict des menaces de mort. Les autorités péruviennes doivent assurer leur protection.

mardi 16 décembre 2008

Une justice de blancs ?

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  • Par Sidiki Kaba, président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

Hissène Habré, Charles Taylor, Jean-Pierre Bemba… : la liste s'allonge, de ces dictateurs, chefs de guerre ou tortionnaires du continent africain derrière les barreaux ou poursuivis par une justice extra-nationale. Il y a quelques années, les avancées du droit international nous faisaient espérer dans l’avenir, et nous étions nombreux alors, y compris sur le continent africain, à affirmer haut et fort, que « la peur avait changé de camp ». Enfin, les victimes, longtemps ignorées et laissées à leur sort, allaient avoir gain de cause, se confronter à leurs bourreaux, et pouvoir ainsi re-vivre.

Oui mais avec le temps, le doute s'est progressivement instillé dans une large partie de l’opinion publique africaine. Pourquoi cette liste aussi longue de personnalités africaines ? Aidées par une propagande efficace diffusée dans certains pays, les rumeurs se sont vite transformées en soupçons et les soupçons en accusations : la justice internationale est une justice de blancs, une justice qui ne fait que reproduire des schémas néo-colonialistes. Pire, ceux qui luttent au niveau national ou international pour que soit reconnu aux victimes le droit à la justice, sont désormais stigmatisés, et accusés de faire le jeu des pays du nord.

Il nous faut cependant repenser ici certains faits objectifs. La justice internationale ne s’intéresse pas uniquement aux dossiers du continent africain, les activités du Tribunal Pénal pour l’ex-Yougoslavie en constituant probablement l'exemple le plus probant. Tout comme les Chambres extraordinaires cambodgiennes, dont la mise en œuvre a permis d’instaurer les conditions du jugement d'anciens hauts responsables Khmers rouges encore en vie. Le Procureur de la Cour pénale internationale s'intéresse par ailleurs aux crimes commis en Colombie, en Afghanistan, en Géorgie, ... N’oublions pas également que nous fêtons cette année les dix ans de l’arrestation à Londres d’Augusto Pinochet, un épisode crucial de l’histoire de la justice internationale, qui allait ouvrir la voie à de nombreuses autres procédures nationales ou internationales.

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