Le BLOG de la FIDH

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lundi 28 juin 2010

Invitation Conférence de Presse - Tunisie

INVITATION

CONFERENCE DE PRESSE

61 BIS, IMPASSE DE LA DEMOCRATIE - 2010 TUNISIE

Le 15 juin 2010, le Parlement tunisien a voté une loi visant l’ajout d’un paragraphe additionnel à l’article 61 bis du Code pénal, qui sanctionnerait « tout Tunisien qui entretiendrait, sciemment, des relations avec des parties étrangères en vue de les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la Tunisie. Sont considérés comme intérêts vitaux tout ce qui relève de la sécurité économique de l’État ». Toute personne qui établirait intentionnellement des contacts explicites ou implicites avec des agents d’un Etat étranger, une institution ou une organisation étrangère dans l’objectif de les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la Tunisie est désormais passible de 5 à 12 ans d’emprisonnement. Cette loi votée dans un délai record (moins d’un mois après son adoption par le Conseil des ministres le 19 mai 2010) vise à criminaliser la liberté d’expression au moment où la Tunisie a engagé des négociations avec l’Union européenne en vue d’obtenir le statut de « pays avancé ». Autant dire que cette loi cible directement les défenseurs des droits de l’homme dont certains sont trainés nommément dans la boue par la presse officielle comme par celle de caniveau dans une totale impunité.

Le CRLDHT, L’ACAT, Human Rights Watch, la LDH, RSF, le REMDH,

L’Observateur FIDH-OMCT

Organisent :

Une conférence de presse

le vendredi 2 juillet 2010 à 11h

Au siège de la Ligue des droits de l’homme

138, rue Marcadet 75018 Paris Metro Ligne 12 - Lamarck

Avec la Participation de :

Mme Souhayr BELHASSEN, Présidente de la FIDH

Mme Helene LEGEAY, responsable programmes Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT

Mme Soazig Dollet, responsable Maghreb/Moyen-Orient à RSF

Mme Sihem BEN SEDRINE, Porte Parole du CNLT

M. Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH

M. Khémaies CHAMMARI, Consultant international des droits de l’homme

M. Jean Marie Fardeau, Directeur du Bureau de Paris de HRW

M. Kamel JENDOUBI, Président du CRLDHT et du REMDH

mercredi 9 juin 2010

10 Juin à 18h : Rencontre avec Shirin Ebadi à la Fnac des Ternes

ForumShirinFnac

VisuelCampIran

jeudi 22 octobre 2009

Le Prix Sakharov 2009 décerné à Memorial.

Le Prix Sakharov 2009 pour la liberté de l'esprit, a été attribué ce jeudi à Oleg Orlov, Sergei Kovalev et Lioudmila Alexeïeva, au nom de Mémorial et de tous les autres défenseurs des droits de l'homme en Russie, a annoncé le Président du PE Jerzy Buzek ce jeudi.

La cérémonie de remise solennelle du Prix Sakharov aura lieu le 16 décembre à Strasbourg

Mémorial est une organisation de défense des droits de l'Homme partenaire de la FIDH.

Le site de Memorial en anglais

jeudi 3 septembre 2009

Camal Bektaş, militant kurde en sursis

Par Gabriel Vedrenne

Retrouvez l'article dans son intégralité sur Youphil

Une vie marquée par les conflits entre l'armée turque et les mouvements autonomistes kurdes.

Il pourrait être jeté au cachot dès demain. Camal Bektaş est né kurde, et cette identité a bouleversé sa vie. Cet activiste de 45 ans, président de l'association Yakay-Der, milite pour la vérité sur les disparitions forcées dans son pays. Un engagement inévitable après la perte de son frère, tombé sous les balles de l'armée turque, il y 15 ans.

Demain, il retourne à Istanbul, après une tournée en Europe destinée à faire connaître son association, alors qu'il est sous le coup d'une enième procédure judiciaire.

Sa voix est posée, ses mains accompagnent ses paroles avec calme, mais son visage porte les marques d'une vie accidentée, dédiée à la recherche de la dépouille de son frère.

Lire la suite...

jeudi 30 juillet 2009

RDC : "il y a réellement une dérive autoritaire du régime"

Réaction de Dismas Kitenge, vice-président de la FIDH, à la suite de la conférence de presse du ministre de la Communication et Médias, où ce dernier avait affirmé que le rapport de FIDH ne respectait pas la réalité. Dismas Kitenge revient également sur l'arrestation de Golden Misabiko, Président de l’Association africaine pour la défense des droits de l’Homme (ASADHO)/Katanga,

Ecouter l'interview donnée par Dismas Kitenge à Radio Okapi, le 29 juillet 2009 :

lundi 22 juin 2009

"L'air que nous respirons"

Une version plus courte de cette tribune a été publiée dans le quotidien Libération du 22 juin 2009, sous le titre : "Un climat de peur"

Aussi spontanées qu’elles puissent paraître, les manifestations qui se sont succèdées depuis l’annonce des résultats des élections en Iran ne peuvent pas se résumer à une simple contestation de fraudes électorales. Il n’en reste pas moins que ces démonstrations de foules, et ce en dépit d'une répression de plus importante, sont d’une ampleur historique. Elles brassent tous les pans de la société, et ne peuvent avoir pour origine les seuls cercles de réformateurs. C’est l’ensemble du système iranien qui semble se fissurer, s’effondrer sous le poids de ses contradictions, comme si l’accumulation de frustrations, de tensions sociales et de peurs tout au long de ces derniers mois devait forcément se déverser dans les rues, au mépris du danger extrême que cela comporte.

La Terreur Ces manifestations ne peuvent en effet être interprétées sans une mise en perspective des événements survenus récemment, qui révèlent une montée en puissance progressive de la contestation du pouvoir en Iran. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme*, qui publie ces jours ci son rapport annuel, rappelle ainsi que tout au long de l’année 2008, la répression à l’encontre du mouvement social, qu’il s’agisse des défenseurs des droits des femmes ou des minorités, mais aussi des syndicats et des étudiants, n’a cessé de croître. La fermeture du Centre des Défenseurs des droits de l’Homme en Iran, fin décembre 2008, en a constitué l’un des exemples les plus frappants.

Comme dans de nombreux autres pays, la crise économique a ainsi placé les syndicalistes, les défenseurs du droit à la terre et les autres acteurs du mouvements social dans le collimateur des autorités. Ce n’est ainsi pas un hasard si les jours précédant le premier mai 2008, des arrestations se sont multipliées en Iran, « dans le but », nous dit le rapport, « d’intimider les syndicalistes et de créer un climat de peur ». L’arrestation hier d’un économiste connu pour ses critiques de la politique économique menée par le gouvernement iranien illustre là encore cette tendance.

La Terreur comme méthode de gouvernement, tel semble avoir été le but poursuivi par les autorités iraniennes ces deux dernières années. L’utilisation massive de la peine de mort - plus de 345 sur toute l’année 2008 -, et sa publicité macabre, n’ont eu pour but selon nous que d’accentuer encore ce climat délétère. Mais paradoxalement, la société civile a su utiliser cette violence aveugle de l’Etat, comme levier pour en dénoncer les outrances (utilisation de la lapidation, pendaisons de personnes mineures au moment des faits...), et mettre en évidence l’absurdité d’une telle politique.

Révélateur L’ampleur de la répression n’a eu d’égal que le courage de ces défenseurs iraniens, qui ont osé affronter le régime, et l’ont souvent payé cher. Les femmes, surtout, qui avaient lancé il y a quelques années une « campagne pour un million de signatures » pour réclamer l’égalité de statut entre les genres dans la loi iranienne, ont continué de subir un harcèlement judiciaire constant, mais ne se sont jamais découragées. Elles sont nombreuses aujourd’hui à faire partie des manifestants qui demandent l’annulation du scrutin.

L’ampleur de la fraude électorale a certes joué le rôle de révélateur pour ces Iraniennes et Iraniens qui descendent aujourd’hui dans la rue. Elle a montré aussi que l’engagement de ces défenseur(e)s qui ont dénoncé patiemment et pacifiquement les incohérences de ce système n’a pas été vain. A leur manière, ces avocats, journalistes, militants associatifs, ou simples citoyens ont préparé le terrain nécessaire à cette prise de conscience.

Ils sont - toute proportion gardée - représentatifs du combat de ces milliers d’hommes et de femmes dans le monde, qui eux aussi ont eu à affronter une crispation sociale dans leur pays ces derniers mois, ainsi qu’à une répression accrue, y compris au sein des Etats démocratiques.

Roberto Saviano rappelle fort justement dans la préface du rapport de l'Observatoire que « les droits de l’Homme font partie de l’air que nous respirons, et renoncer à savoir, à connaître et à agir signifie renoncer complètement à soi-même. » avant de conclure, en guise de soutien prémonitoire à la rue iranienne : « n’oublions pas celles et ceux qui se battent pour la liberté, l’égalité et la justice (…) nous devons faire que ce combat n’emprisonne personne, mais nous libère tous ».

Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)

Eric Sottas, secrétaire général de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)

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