Le BLOG de la FIDH

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 5 mars 2009

Sudan : breaking the vicious circle of violence

Ne nous trompons pas de cible, comme le dit Osman Hummaida, défenseur soudanais des droits de l'Homme dans l'interview ci-dessous (interview en anglais). Mobilisons nous dès aujourd'hui, à l'instar de Ban Ki Moon cette nuit, afin que que le régime de Karthoum cesse son chantage inacceptable.

interview with Osman Hummaida, Sudanese Human Rights Defender


"The issuance of the arrest warrant won't block the peace process; there is no peace process."

Listen to the interview

A lire également sur le sujet :

Les ONG expulsées appellent à l'aide pour le Darfour

(Article publié dans le quotidien gratuit 20 Minutes du 06 mars 2009)

Les humanitaires s'alarment après la décision du président soudanais d'expulser du Darfour dix ONG. « Nous sommes inquiets. Qu'est-ce qui va se passer quand on sera partis ? s'interroge la porte-parole d'Action contre la faim. L'aide de ces ONG représente 60 à 80 % de l'aide humanitaire au Darfour », précise-t-elle. La décision d'Omar el- Béchir, en riposte au mandat d'arrêt lancé mercredi contre lui par la Cour pénale internationale (CPI), menace l'acheminement d'une aide vitale pour des centaines de milliers de personnes.

La décision de la CPI les aurait-elle mis en péril ? « A court terme, il y a toujours des soubresauts, du chaos. On assiste à un bras de fer entre les autorités soudanaises et la communauté internationale. Nous ne sommes pas surpris. Mais ce n'est pas parce qu'il y a du chantage qu'il faut renoncer à la justice », estime Simon Foreman, membre d'Amnesty international et président de la Coalition française pour la CPI. Patrick Baudouin, président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme, appelle lui aussi à « ne pas céder au chantage » de Khartoum et table sur l'affaiblissement progressif de Béchir. « Il n'est pas exclu qu'il soit lâché dans les semaines ou les mois à venir, assure-t-il. Une fois passé l'orage, il faut que la communauté internationale exige le retour des ONG. » Faustine Vincent

mercredi 4 mars 2009

"There is no more immunity for those who committed crimes against humanity"

Hafez Abu Seada, Secretary-General of the Egyptian Organization for Human Rights (EOHR), comments on the issuance of an arrest warrant by the International Criminal Court (ICC) for Sudanese President Omar Al-Bashir

Listen to the English version :

Listen to the Arabic version :



To learn more : FIDH Website

Premier mandat d'arrêt délivré contre un chef d'Etat en exercice / First arrest warrant issued for a sitting Head of State

Le 4 mars 2009 restera marqué d'une pierre blanche pour les victimes du Darfour : la Cour pénale internationale (CPI) délivre un mandat d'arrêt contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Cette décision marque une étape cruciale en matière de justice internationale. C'est en effet la première fois, depuis sa création en 2002, que la CPI délivre un mandat d'arrêt contre un président en exercice. Il s'agit d'une décision particulièrement significative, car elle confirme l'hypothèse selon laquelle tout l'appareil d'Etat soudanais serait impliqué dans les crimes graves commis au Darfour.

La FIDH s'est particulièrement investie dans ce dossier : en réalisant des missions d'enquête et en appelant à la saisine de la CPI par le Conseil de sécurité de l'ONU, elle a contribué à obtenir l'ouverture d'une enquête et la délivrance de mandats d'arrêts contre les plus hauts responsables soudanais – dont le président Béchir.

La communauté internationale doit à tout prix saisir cette opportunité d'agir promptement pour mettre un terme aux crimes qui sont en cours au Darfour.

En savoir + : http://www.fidh.org/spip.php?article6388

4 March 2009 marks a milestone for the victims of Darfur: the International Criminal Court (ICC) issues an arrest warrant against Sudanese President Omar al-Bashir. This decision marks a crucial step in international justice. It is the first time since its creation in 2002 that the ICC has issued an arrest warrant for a sitting Head of State. Furthermore, it is a particularly significant decision since it confirms the assumption that the whole state apparatus has been involved in serious crimes committed in Darfur. FIDH has been particularly involved in this case: by conducting fact-finding missions and by calling for referral of the Darfur situation to the ICC by the United Nations Security Council, FIDH helped to secure the opening of an investigation and the delivery of arrest warrants against the highest Sudanese officials, including President al-Bashir.

The international community must, at all costs, take this opportunity to act promptly to put an end to the crimes currently ongoing in Darfur.

To learn more : FIDH Website

LISTEN TO THE PRESS CONFERENCE