La France jouerait-elle les apprentis sorciers ? Depuis la requête, en juillet dernier, du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) aux juges de la CPI en vue de la délivrance d'un mandat d’arrêt international à l’encontre du président Al-Béchir, les confirmations de tractations les plus inquiétantes nous sont parvenues.

La France, pourtant initiatrice de la saisine de la CPI par le Conseuil en 2005, tente ainsi aujourd’hui de faire émerger une négociation, au prix de l’immunité préalable d’Al-Bechir. De fait, depuis juillet, jamais les crimes internationaux commis au Darfour n’ont été autant pris en compte par la communauté internationale. Il n’est pas anormal dans ces conditions que les grandes manœuvres aient commencé pour circonscrire la Cour.