Le BLOG de la FIDH

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vendredi 21 novembre 2008

Mutabar TADJIBAEVA récompensée pour son combat en faveur des droits de l'Homme

Mutabar TADJIBAEVA (Ouzbékistan), libérée le 2 juin 2008 et autorisée à voyager à l’étranger pour la première fois, a reçu le Prix Martin Ennals pour les Défenseurs des Droits de l’Homme (MEA) le 20 novembre 2008 à Genève.


  • Mutabar TADJIBAEVA , Sacha Koulaeva & Souhayr Belhassen

Mutabar TADJIBAEVA, directrice de l’organisation de défense des droits de l’Homme « Burning Hearts’Club », avait été arrêtée le 7 octobre et condamnée à huit ans de prison pour « extorsion de fonds » et « appartenance à une organisation illégale », Mutabar Tojibaeva est l’une des victimes de la vague de répression extrêmement sévère lancée par les autorités ouzbèkes contre les défenseurs des droits de l’Homme, à la suite des événements d’Andijan (août 2005). Condamnée au terme d’un procès inéquitable, Mutabar a subit de mauvais traitements en prison – si durs que sa libération était devenue une question de vie ou de mort.

Les vidéos concernant Mutabar TADJIBAEVA

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jeudi 20 novembre 2008

Le président Mikhail Saakashvili répond à la FIDH

Mutabar Tojibaeva libérée le 2 juin 2008

jeudi 9 octobre 2008

La Nébuleuse du Désordre mondial - partie 1 : la crise géorgienne

Par Christophe Gardais

La conjonction de deux évènements récents le 8 août dernier – envahissement russe en Géorgie, début des JO controversés de Pékin – a relancé la machine médiatique dans une de ses spécialités grotesques : tirer des contresens absurdes en expliquant l'actualité par le recours à des mythes vermoulus.

Tout prêtait à confusion : parades militaires aux pas cadencés, déballages de force, invasions de territoires, recul de troupes en déroute... 2008 est-il l'année du retour de la Force ?

Les trompettes sans sourdines de la propagande nous ont assourdi; la mise en scène comportait la vieille recette du syndrome du retour à la Guerre froide : annonce aussi stupide que celle de la « fin de l'Histoire » quand le bloc de l'Est s'écroula de toutes parts. La conception du retour des événements dans l'Histoire ne tient pas compte de la modification de l'équilibre – ou plutôt du vacillement – des forces en présence. Donc, désolé les simplets, voici des éléments d'analyse plus perspicaces. Penchons-nous dans ce premier volet sur la crise géorgienne.

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Russie – Géorgie : sortir des clichés

Par Amandine Régamey, Anne Le Huérou, Françoise Daucé

  • Universitaires, Chargées de mission de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)

Depuis le début du mois d’août 2008, le conflit en Ossétie du sud a ravivé les clichés médiatiques sur la Russie. Si les références à la « Guerre froide » relèvent de l’envie de retrouver une analyse du monde facile, celles sur la « menace russe » et « l’éternelle tentation impériale » font resurgir des analyses toutes faites et manichéennes. De même, les allusions fréquentes « aux Russes » pour désigner tantôt le Président, tantôt le gouvernement, parfois les forces armées ou encore les principaux médias en Russie, relèvent généralement de l’effet de style mais peuvent parfois atteindre le niveau de l’amalgame, à la fois injuste pour une partie de la population et trompeur pour ceux qui veulent analyser l’actualité. C'est surtout nier l’existence de voix discordantes. Certes peu nombreuses et peu audibles dans un espace médiatique largement contrôlé par l’État, celles-ci s’expriment cependant par la voix de journalistes indépendants ou de groupes et de militants alternatifs qui font entendre une appréciation critique des événements. Il est intellectuellement de fort mauvaise foi de sans cesse regretter d’un côté, que la Russie ne soit pas plus démocratique et de n’accorder, de l’autre, aucune importance aux voix qui s’élèvent pour donner un autre point de vue.

Le 8 septembre 2008, 13 ONG russes ont ainsi signé en commun une déclaration sur le respect des droits de l’Homme dans le conflit russo-géorgien. Ces ONG rappellent que « la défense concrète des droits de l’Homme doit être l’une des missions principales de l’ensemble de la communauté européenne après la crise d’août sur le territoire géorgien ». Loin du discours martial de V. Poutine et D. Medvedev sur la responsabilité géorgienne dans le déclenchement des hostilités, elles rappellent que « la responsabilité des évènements incombe à tous les participants au conflit. Le degré de responsabilité et de faute pour les atteintes concrètes au droit international doit faire l’objet d’une enquête internationale sérieuse ». Certes, ces prises de position restent fort modérées mais elles doivent être resituées dans un contexte politique et médiatique russe extrêmement virulent à l’encontre de la Géorgie. Pour ne prendre qu’un exemple, des sources proches du ministère des Affaires étrangères russe n’ont pas hésité à affirmer, au début du mois d’août, que le gouvernement de Saakachvili reprenait « la tradition de la propagande fasciste de Goebbels ». Dans ce contexte, toute prise de position alternative mérite aussi d’être soulignée.

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jeudi 25 septembre 2008

EDVIGE : Interview de Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme - France(LDH)

jpdubois.jpg1. Le système de fichage existe depuis longtemps en France. Quelles sont les nouveautés introduites dans ce système par le fichier Edvige ? Quels sont les risques engendrés par la création d’un tel fichier ?

Par rapport au fichier des Renseignements généraux réglementé en 1991, le décret du 27 juin 2008 créant le « traitement automatisé de données à caractère personnel » Edvige représente un véritable saut qualitatif de grande ampleur.

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