Le BLOG de la FIDH

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jeudi 24 avril 2008

« Miles » et une façon de récompenser ses fonctionnaires

par Gaël Grilhot
Les policiers qui raccompagnent les Sans-Papiers expulsés ont droit à des Miles, nous dit le « Canard » de cette semaine. Sont-ils doublés lorsqu'il s'agit d'une famille ? Combien vaut un enfant : 500 miles, 1000 miles ?

A quand les chèques cadeaux pour les prises en flag dans les grands magasins, les bons essence pour les patrouilles en voiture, ou les réducs en pharmacie pour chaque bavure et passage à tabac. Au fait, il y a des bonnes promos en ce moment sur les dictionnaires et encyclopédies, très pratique pour les gardes à vue... Trève d’ironie facile, les reconduites à la frontière enfreignent déjà trop souvent les limites du supportable pour que l’on y rajoute l’indécence de ces « primes » privées accordées à des fonctionnaires pour le coup très zélés. Au fait, s'agit-il de récompense, ou de compensation au vu du "sale boulot" qu'on leur fait faire ?
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jeudi 27 mars 2008

Airfrance / expulsion : Témoignage de Fatimata M'baye, Vice-Présidente de la FIDH

Dans ce premier document, Fatima M'Baye (Vice-Présidente de la FIDH/ AMDH-Mauritanie) revient sur les circonstances de l'expulsion d'un migrant en situation illégalle sur le sol français à bord d'un avion à destination de Nouackchott/Mauritanie (vol Air France 703) le 11 mars dernier. Elle relate comment elle est intervenue pour dénoncer les traitements dégradants infligés par des policiers à cette personne expulsée.


Dans ce second document,Fatima M'Baye décrit les conditions de sa garde à vue, conséquence de son intervention lors de la tentative d'expulsion dans le vol 703.


jeudi 21 février 2008

Devoir de mémoire.

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vendredi 12 octobre 2007

Bienvenue à Gattaca : Une famille ce n’est pas le résultat de tests ADN

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Après l’obligation de l’apprentissage du français, voici que l'on prétend « proposer » des tests ADN pour s’assurer de la filiation des enfants. Chacun sait qu’en fait, si cette loi passe, ces tests seront imposés.

La volonté de pallier l’absence de documents d’état civil ou la fraude travestit la réalité quotidienne que les étrangers candidats au regroupement familial vivent. Dans les faits, les consulats vérifient quotidiennement les documents qui leurs sont produits, n’hésitent pas à les remettre en cause, à en demander de supplémentaires voire à prendre prétexte d’une perte pour les solliciter à nouveau. C’est ainsi que certaines personnes attendent depuis des années des visas qu’ils sont en droit d’obtenir sous couvert d’un arbitraire de plus en plus systématique.

Imposer aux étrangers, ayant le droit de s’établir en France pour tout simplement vivre une vie de famille normale, un test ADN, c’est non seulement renforcer l’arbitraire (et le coût déjà exorbitant des formalités) mais c’est admettre que les étrangers et leurs familles n’ont pas les mêmes droits fondamentaux que les français.

La France interdit, en effet, hors décision de Justice ou besoins médicaux, de procéder à de tels tests tout simplement parce qu’elle considère, à juste titre, que la définition de la famille ne se borne pas au lien biologique.

Réduire la filiation au seul lien biologique, c’est non seulement appliquer un traitement discriminatoire aux étrangers mais c’est aussi nier qu’une famille, ce sont des liens d’une autre nature que ceux du sang.

En décidant d’imposer un tel test aux étrangers, le législateur français nie l’histoire personnelle de chacun.

C’est l’humanité d’hommes, de femmes et d’enfants qui est déniée en la réduisant à une chaîne de molécules.

Nous voulons affirmer solennellement que, venant après de multiples mesures restrictives et vexatoires, après les propos insultants tenus à Dakar par le président de la République française, nous ressentons cet amendement de la majorité des députés français comme une injure faite à notre identité humaine.

Nous n’acceptons pas que la France institue ainsi une xénophobie d’Etat.

La FIDH et la LDH