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samedi 5 juillet 2008
Par FIDH le samedi 5 juillet 2008, 10:49 - Belles nouvelles
jeudi 3 juillet 2008
Par FIDH le jeudi 3 juillet 2008, 12:35 - Témoignages
Article published on the 2008-07-03 Latest update 2008-07-03 18:21 TU
www.rfi.fr

Jean-Pierre Bemba
Former Congolese rebel-leader Jean-Pierre Bemba was extradited on Thursday to
the Netherlands. He is to appear before the International Criminal Court (ICC)
on multiple charges stemming from fighting in the Central African Republic in
2002-03.
Bemba is to be tried on five counts of war crimes and three counts of crimes against humanity. He is accused of leading a campaign of systematic rape and torture in the Central African Republic (CAR).
The accusations concern crimes allegedly committed by troops under his command in 2002-03 when he lent his support to opposing a coup attempt in the CAR. The coup overturned then president Ange-Felix Patassé and brought François Bozizé to power.
Mariana Pena of the International Federation for Human Rights told RFI that the transfer of Bemba to the court "will bring some hope for victims in the Congo and the Central African Republic" Mariana Pena, FIDH
listen 2 minutes 51 seconds
The former Vice-president of the Democratic Republic of Congo was arrested in Belgium in late May. Following his extradition on Thursday the International Criminal Court said Bemba would appear in court on Friday.
Another of the ICC's detainees, the Congolese Thomas Lubanga was ordered to be released by court judges this week. The prosecution immediately lodged an appeal that prevented the release of the militaman who is charged with abducting children and using them as soldiers in the DRC in 2002 and 2003.
Bemba's party, the Movement for the Liberation of the Congo (MLC), acknowleged the transfer of its leader on Thursday.
The party said it was convinced of the innocence of the man defeated by Joseph Kabila in the DRC's 2006 presidential election. The party said the country was in need of the "leadership and charisma" of Bemba. The question of the leadership of the MLC remains open.
mardi 24 juin 2008
Par FIDH le mardi 24 juin 2008, 13:11 - Sur le terrain

A l'occasion de l'arrestation de Jean-Pierre Bemba (président du Mouvement de libération du Congo (MLC)) le 25 mai dernier, à la demande de la Cours pénale internationale nous souhaitons rendre hommage aux associations de défense des victimes, l'OCODEFAD (Organisation pour la Compassion et le Développement des Familles en Détresse) et la Ligue Centraficaine de Défense des droits de l'Homme, pour leur inlassable combat contre les responsables des crimes graves commis depuis 2002 en République centrafricaine et en particuliers les crimes sexuels.
Photo prise par Florent Geel, Chargé de Programme du Bureau Afrique, lors d'une mission de la FIDH en octobre 2007.
jeudi 19 juin 2008
Par FIDH le jeudi 19 juin 2008, 14:35 - Témoignages
Emission de Radio Okapi datant du 12 Juin 2008 : Dialogue Entre Congolais
De nouveaux chefs d'accusation contre l'ex-vice Président Jean-Pierre Bemba viennent d'être ajouté par la CPI. Outre les viols, tortures et pillages en Centrafrique, le procureur de la cour pénale internationale l'accuse aussi de meurtre dans le même pays . Ces nouvelles accusations feront que le Leader du MLC soit poursuivi pour crime contre l'humanité et pour crime de guerre. En plus les comptes bancaires du leader du MLC, de sa femme et de ses enfants viennent d’être bloqués. Décision prise par le Procureur Général de la République à la demande de la Cour Pénale internationale.
Invités

Dismas Kitenge, vice-président de la FIDH et Président du groupe Lotus (Kisangani) ONG membre de la FIDH.
Source : © Radio Okapi Un partenariat de la Monuc et de la Fondation Hirondelle
lundi 2 juin 2008
Par FIDH le lundi 2 juin 2008, 13:19 - Sur le terrain
Par Marceau Sivieude
La voiture se lance sur la piste cabossée qui mène au poste kilométrique 12 “où les pires atrocités ont été commises”, nous a t-on prévenu. Le silence se fait pesant et transcrit toute l'appréhension que nous avons à nous rendre sur ce lieux maudit. Cigarette à la bouche, relecture des notes prises en début de mission, chacun cherche un semblant de contenance pour combler le vide qui nous entoure. On regarde défiler la route. Le paysage n'est que désolation. Maisons incendiées, marchés dévastés. Les rares regards que nous croisons reflètent la peur des heures passées. Car l'horreur est passée par là, en plein cœur de l'Afrique, comme pour lui arracher son âme.
En octobre 2002, en République centrafricaine, des rebelles dirigés par l'actuel président Bozizé opèrent une rapide percée vers la capitale dans l'objectif de renverser le pouvoir d'Ange-Félix Patassé. Le chef de l'État est aux abois. Son armée est dépecée. La population est contre lui, lasse de la mal gouvernance. Il est prêt à tout pour garder son siège et les avantages financiers qu'il en retire. Il fait appel aux troupes libyennes, aux milices tchadiennes et aux mercenaires congolais qu'il paye en valises de diamants, pillés sur l'héritage des enfants centrafricains.
La bataille est rude dans la capitale, Bangui. Combats de rue et
bombardements à l'aveugle remplissent les hôpitaux de civils, comme ce petit
garçon de 7 ans rencontré sur un lit sans matelas, branché à quelques fils dont
on ne sait s'ils le reliaient à la vie où ou à la mort. La rébellion
s'essouffle. Elle se replie à plusieurs dizaines de kilomètres dans l'espoir de
regagner des forces pour l'estocade finale. L'heure est à la vengeance. Le
président en sursis lance un contre offensive. Les troupes congolaises ont
carte blanche. Les dieux ont toujours
soif disait
Anatole France, mais ils ont faim aussi. Les droits de la guerre sont alors
piétinés par ses combattants de circonstance que l'on laisse, sans contrainte,
rétribuer sur la bête leurs actes de mort. La population civile, considérée
comme complice des rebelles, devient la cible vulnérable des soldats
criminels.
Le bruit du moteur s'arrête. Trois pierres au milieu de la route servent de barrage. Des gamins, bandeaux rouge à la tête, sandales aux pieds, Kalachnikov en bandoulière, demandent notre identité. Leurs yeux – sans rêve ni avenir, sont enivrés de chanvre. On passe...de l'autre côté du miroir. Les témoignages recueillis sont indescriptibles. Le corps des femmes sont devenus des champs de bataille. Les hommes tués, humiliés. De charniers en charniers, les récits décrivent l'ignoble. Un nom revient comme un refrain morbide : Jean-Pierre Bemba. Ce chef rebelle congolais qui a vendu ses enfants pour les transformer en automates sanguinaires.
Nous sommes revenus plusieurs fois dans ce pays pour essayer de comprendre le pire, lever le voile sur ce qui s'est passé et établir les responsabilités. Les victimes continuent de souffrir la double peine de l'indifférence et de la stigmatisation. La justice ne veut pas les entendre. De l'autre côté du fleuve Oubangi, comme une ultime souffrance, Bemba est nommé vice-président. Il se présente aux présidentielles mais perd de peu la magistrature suprême. Impossible de perdre espoir. On pense à ces femmes qui luttent sans merci pour retrouver dignité et avenir. On démultiplie les appels à réaction. On s'en remet à la justice internationale. Elle hésite. On se bagarre. Elle nous écoute.
Le 25 mai 2008, Jean-Pierre Bemba est arrêté en Belgique. Il devrait être transféré devant la Cour pénale internationale. Une victime crie sur les ondes : “J'ai l'impression de revivre”. Nous aussi.
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