Le BLOG de la FIDH

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mercredi 3 février 2010

Affaire Hissène Habré: 10 ans d'impunité, ça suffit!

Dix ans après la première inculpation de Hissène Habré au Sénégal, la procédure est toujours au point mort.

Commentaire et analyse de Me Sidiki Kaba, Président d'honneur de la FIDH et l'un des avocats des victimes.

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"La Piscine", sinistre lieu de détention, où la police politique d'Hissène Habré pratiquait la torture de façon systématique - images tournées en décembre 2007, au cours d'une mission d'enquête de la FIDH

mardi 12 mai 2009

ENTRETIEN AVEC MASSALBAYE TENEBAYE, Président de la Ligue Tchadienne des Droits de l'Homme (LTDH)

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A l’initiative de qui, et dans quel contexte la LTDH a -t- elle été créée?

La Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) a été créée dans un contexte de déconfiture totale du pays, au sortir de plusieurs décennies de dictature sous le régime d’Hissène Habré, et à une période de libéralisation de la vie publique, marquée par l'éclosion d’une société civile demeurée longtemps marginalisée. C’est un groupe de tchadiens et de tchadiennes (citoyens, médecins, chercheurs, enseignants, étudiants, etc.) qui s’est réunit, sans considération de leur origine ethnique ou de leur conviction religieuse, ou philosophique, pour créer la LTDH, la toute première organisation de défense des droits de l’Homme dans l’histoire du Tchad. L'adoption du "Manifeste pour une Société de Droit au Tchad" a consacré l'acte de naissance de l’organisation le 15 février 1991. Elle a été officiellement reconnue par les autorités le 9 juin 1991.

Quelles est la mission de la LTDH, et quelles sont ses principales activités?

La mission de la LTDH s’articule autour de deux axes majeurs. Le premier axe consiste à mener de façon permanente une surveillance des institutions publiques tchadiennes, mais aussi des milieux privés, pour s’assurer que les droits de l’Homme sont respectés et protégés. Les modes d’action de la LTDH sont notamment l’interpellation, la dénonciation, et la production de rapports. Le deuxième axe de la mission de la LTDH, c’est la contribution à l’Etat de droit par l’éducation citoyenne. Il s’agit de former et de sensibiliser différents groupes cibles aux droits de l’Homme, comme par exemple les forces de sécurité, grâce à des stages, séminaires, ou ateliers. En outre, la LTDH publie des guides sur les droits de l’Homme, et des manuels de vulgarisation des textes de lois dans un langage accessible à tous.

Peut-on dire que la mission de la LTDH a changé depuis sa création?

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mercredi 4 février 2009

Un an après l’offensive rebelle sur Ndjamena.

Lors d'une conférence de presse organisée à Paris le 3 février 2009, des défenseurs des droits de l'Homme tchadiens sont revenus sur la situation politique et des droits de l’Homme qui prévaut aujourd'hui au Tchad, un an après l’offensive rebelle sur Ndjamena.

Cette délégation du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR), composée de Delphine K. Djiraibé, coordinatrice nationale du Comité, de Michel Barka, président de l'Union des Syndicats du Tchad (UST) et de Massalbaye Tenebaye, président de la Ligue tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH), organisation membre de la FIDH, rencontrera les autorités françaises et les représentants de l'Union européenne pour les alerter et les interpeller sur la situation politique et sécuritaire au Tchad.

Elle apportera en particulier son témoignage sur les blocages de la mise en oeuvre des résolutions de la Commission d’enquête mise en place pour faire toute la lumière sur les événements de Ndjamena de février 2008. Sa démarche est soutenue par plusieurs organisations françaises et internationales : l'ACAT, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire), le FIDH, le Secours catholique, Survie.


Légende photo: De gauche à droite: Michel Barka, Delphine K. Djiraibe, Philippe Mayol (CCFD-Terre Solidaire), Souhayr Belhassen (présidente de la FIDH), Massalbaye Tenebaye.

Liens:

Ibni Oumar Mahamat Saleh est toujours porté disparu, 1 an après....

Le gouvernement tchadien en quête d'impunité?

Rapport de la LTDH: Quand le pays sombre dans le chaos.

Audition de la FIDH auprès de la Commission d'enquête sur les événements survenus au Tchad du 28 janvier au 8 février 2008 et ses conséquences

Rapport de la Commission d'enquête

mardi 16 décembre 2008

Une justice de blancs ?

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  • Par Sidiki Kaba, président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

Hissène Habré, Charles Taylor, Jean-Pierre Bemba… : la liste s'allonge, de ces dictateurs, chefs de guerre ou tortionnaires du continent africain derrière les barreaux ou poursuivis par une justice extra-nationale. Il y a quelques années, les avancées du droit international nous faisaient espérer dans l’avenir, et nous étions nombreux alors, y compris sur le continent africain, à affirmer haut et fort, que « la peur avait changé de camp ». Enfin, les victimes, longtemps ignorées et laissées à leur sort, allaient avoir gain de cause, se confronter à leurs bourreaux, et pouvoir ainsi re-vivre.

Oui mais avec le temps, le doute s'est progressivement instillé dans une large partie de l’opinion publique africaine. Pourquoi cette liste aussi longue de personnalités africaines ? Aidées par une propagande efficace diffusée dans certains pays, les rumeurs se sont vite transformées en soupçons et les soupçons en accusations : la justice internationale est une justice de blancs, une justice qui ne fait que reproduire des schémas néo-colonialistes. Pire, ceux qui luttent au niveau national ou international pour que soit reconnu aux victimes le droit à la justice, sont désormais stigmatisés, et accusés de faire le jeu des pays du nord.

Il nous faut cependant repenser ici certains faits objectifs. La justice internationale ne s’intéresse pas uniquement aux dossiers du continent africain, les activités du Tribunal Pénal pour l’ex-Yougoslavie en constituant probablement l'exemple le plus probant. Tout comme les Chambres extraordinaires cambodgiennes, dont la mise en œuvre a permis d’instaurer les conditions du jugement d'anciens hauts responsables Khmers rouges encore en vie. Le Procureur de la Cour pénale internationale s'intéresse par ailleurs aux crimes commis en Colombie, en Afghanistan, en Géorgie, ... N’oublions pas également que nous fêtons cette année les dix ans de l’arrestation à Londres d’Augusto Pinochet, un épisode crucial de l’histoire de la justice internationale, qui allait ouvrir la voie à de nombreuses autres procédures nationales ou internationales.

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mercredi 27 février 2008

Tchad : "La France a la capacité d'influencer le cours des événements"

Sidiki Kaba Président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (Source www.rfi.fr)

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Interview réalisée par Ghislaine Dupont

Source RFI.FR

vendredi 22 février 2008

Deux défenseures tchadiennes des droits de l'Homme témoignent

Jacqueline Moudeina et Delphine Djiraibe, toutes défenseures tchadiennes des droits del'Homme, viennent de quitter N'Djaména, ou le climat politique lié à l'instauration de l'Etat d'urgence est particulièrement lourd. Elles racontent ici ce qu'elles ont vu depuis le début du conflit, et le harcèlement à l'encontre des acteurs de la société civile.


Jacqueline Moudeina

Delphine Djiraibe

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