Le 17 mai dernier dans les colonnes du Monde, tout s’est passé comme si Renaud Egreteau, chercheur rattaché au Centre d'études et de recherches internationales (CERI), avait estimé nécessaire de plaider la cause de la junte birmane. En proposant d’en finir avec « l’ostracisme » dont les généraux seraient victimes et en suggérant que la communauté internationale saisisse « l’opportunité » d’une nouvelle Constitution par référendum, M. Egreteau martèle son idée fixe : celle d’un « engagement constructif » avec la junte, si cher à Total et à Jacques Chirac, mais dont le seul effet à ce jour aura été le renforcement économique du régime. Pas une ligne en revanche pour les victimes du cyclone, qu’il s’agisse des morts, des rescapés ou de ceux qui vont mourir privés de l’aide étrangère par leurs bourreaux de toujours. Sur le référendum constitutionnel, M. Egreteau nous apprend qu’un « un score stalinien n’est pas envisageable ». Le régime annonçait pourtant ce 15 mai 2007 que 92.4% des électeurs avaient approuvé sa Constitution. Rappelons que les bulletins de vote en Birmanie comportent les noms des votants et de leur famille....






